Comores: La société civile exige une issue à la grève dans l'hôpital de référence de la capitale

Aux Comores, la crise s'enlise à l'hôpital de référence de Moroni. Plus d'un mois après le début de la grève des agents contractuels, la situation se détériore et suscite désormais une mobilisation au-delà du Centre hospitalier national el-Maarouf. Pour rappel, environ 500 agents contractuels réclament notamment l'alignement de leurs salaires sur celui des fonctionnaires et la revalorisation des primes de garde. Désormais, la société civile hausse également le ton et annonce une marche citoyenne le 10 avril dans la capitale pour exiger une sortie de crise rapide alors que la situation devient de plus en plus critique pour la population.

Aux Comores, la société civile appelle à un dialogue immédiat entre toutes les parties et brandit la menace d'une mobilisation dans la rue.

Sultane Abdourahim Cheikh, président de la commission préparatoire du Conseil national des jeunes, prévient : « La marche, c'est aussi une action qui traduit le ressentiment de la population. Je ne pense pas que l'État ait besoin que la population se rue dans les environs de Moroni. Nous pensons que, déjà, nous répondre favorablement pour discuter, c'est aussi de leur responsabilité... Parce que c'est la population qui demande des discussions avec les autorités. »

« Des familles se saignent pour que leurs malades soient soignés »

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Depuis un mois, l'hôpital tourne au ralenti. Une situation très difficile pour l'ensemble de l'île, de nombreux Comoriens étant contraints de se tourner vers des cliniques privées.

Nasra Mohamed Issa, présidente de la Fédération comorienne des consommateurs, s'insurge : « Il y a des familles qui se saignent pour que leurs malades soient soignés. Et nous, on sait très bien que ce n'est pas le cas pour tout le monde. La grève doit cesser parce que ça affecte la dignité du citoyen. Nous voulons remettre le malade au centre de la santé. C'est pour ça que nous, aujourd'hui, on prône le dialogue. On va les mettre face à leurs responsabilités et on espère en tirer quelque chose et que cette grève cesse. »

Après plusieurs semaines de mouvement, les négociations entre les grévistes, la direction de l'hôpital, et le gouvernement, sont toujours au point mort.

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