La question de la souveraineté alimentaire s'impose plus que jamais comme une priorité stratégique pour les pays francophones. Réunis ce jeudi à l'Azalaï Hôtel d'Abidjan, les acteurs du Réseau international des Agences francophones de promotion des investissements (API) ont engagé une réflexion de fond sur les leviers à activer pour renforcer les chaînes de valeur agroalimentaires.
Placée sous le haut patronage de la Ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, cette 8e conférence annuelle du réseau se tient autour du thème : « Renforcer les chaînes de valeur agroalimentaires pour garantir la souveraineté alimentaire : défis et opportunités pour les API francophones ». Elle réunit 22 pays membres déterminés à mutualiser leurs efforts face aux défis liés à l'autosuffisance alimentaire.
Dans son intervention, la marraine de la cérémonie a lancé un appel fort à la solidarité entre États francophones. « Face aux enjeux actuels, nous n'avons plus le luxe d'avancer en rang dispersé. Nous devons progresser ensemble, dans un esprit de solidarité », a déclaré Françoise Remarck, insistant sur l'urgence d'une mobilisation collective pour garantir la sécurité alimentaire des populations.
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En amont, le président du réseau, Ghislain Moandza Mboma, a exprimé sa gratitude au Président de la République, Alassane Ouattara, pour son engagement constant en faveur des initiatives de développement, notamment celles portées par le réseau des API. Il s'est également réjoui du choix de la Côte d'Ivoire pour abriter cette rencontre stratégique, symbole du dynamisme économique du pays.
Au cœur des échanges, la nécessité de stimuler les investissements agro-industriels et de renforcer la coopération entre pays membres apparaît comme un levier essentiel. Le réseau entend ainsi jouer un rôle clé dans la transformation des économies agricoles francophones, en favorisant des partenariats structurants et durables.
Intervenant lors de la keynote, le Ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a appelé à un changement de paradigme. « Consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons », a-t-il martelé, soulignant que cette orientation constitue une réponse pragmatique aux défis alimentaires actuels.
Pour lui, le thème de cette conférence va bien au-delà d'un simple cadre de réflexion : il s'agit d'un véritable appel à l'action. Une action collective, coordonnée et ambitieuse, capable de répondre efficacement aux besoins des populations en matière d'autosuffisance et de souveraineté alimentaires.
À l'heure où les crises alimentaires mondiales fragilisent les économies, cette rencontre d'Abidjan apparaît comme une étape décisive vers une souveraineté alimentaire assumée et partagée au sein de l'espace francophone.