Patrice Motsepe était ce jeudi à Rabat, au Maroc, pour s'entretenir avec le président de la Fédération marocaine de football, Fouzi Lekjaa. Le tout dans un contexte tendu après la décision du jury d'appel de la CAF, qui a retiré la victoire au Sénégal lors de la dernière Coupe d'Afrique des Nations (CAN) organisée au Maroc. L'affaire a été portée au Tribunal arbitral du sport et en attendant sa résolution, le président du football africain tente d'apaiser les tensions.
Dès son arrivée à Rabat, Patrice Motsepe a mis les pieds dans le plat, comme à Dakar la veille. Le président de la CAF reconnaît des erreurs durant la finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations. « Ce qu'il s'est passé le jour de la finale est extrêmement décevant. Nous allons opérer certains changements dans le règlement », a-t-il déclaré au siège de la Fédération marocaine. Une première prise de parole avant de tenir, comme au Sénégal mercredi, une conférence de presse aux côtés du président de la Fédération marocaine de football Fouzi Lekjaa, et du secrétaire général par intérim de la CAF, Samson Adamu.
« Je suis fatigué de répondre à des questions sur ce qu'il s'est passé au Maroc lors de la finale », explique Patrice Motsepe dans ses propos liminaires, tout en précisant qu'il a vécu « la plus belle Coupe d'Afrique des nations de l'histoire ». Il a sans cesse rappelé durant la conférence de presse le lien fort qui unit les peuples marocains et sénégalais : « Je suis très optimiste et confiant. Les rencontres ont été positives. Je suis pleinement engagé pour que l'on puisse travailler de nouveau tous ensemble et pour garantir le développement football marocain et sur le continent africain. »
« Nous sommes profondément engagés à travailler tous ensemble pour développer le football africain. Il faut se concentrer sur le positif et arrêter les déclarations incendiaires », tel est le message clair du patron de la CAF. Il aura donc appelé durant ses voyages à Dakar et Rabat à l'apaisement, tout en rappelant que ce litige sera réglé prochainement par le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
En attendant la décision du TAS, la CAF ne prendra aucune mesure, assure son secrétaire général par intérim, Samson Adamu. « La CAF doit respecter la procédure en cours. Jusqu'à la décision du TAS, nous nous concentrerons sur le bon déroulé du processus. »