Sénégal: Un syndicaliste du BTP réclame un 'New Deal' des infrastructures, entre l'État et le secteur privé

Dakar — Le président du Syndicat professionnel des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics du Sénégal (SPEBTPS), Oumar Ndir, a souhaité, jeudi, à Dakar, la mise en œuvre au Sénégal d'un "New Deal" des infrastructures, pour rendre le BTP plus dynamique et faire contribuer davantage le secteur privé aux programmes infrastructurels de l'État.

"Au nom du SPEBTPS, je souhaite aujourd'hui lancer un appel solennel à la construction d'un New Deal pour les infrastructures au Sénégal. Ce [souhait] repose sur une conviction simple : le secteur privé national doit être au cœur de la satisfaction des besoins en infrastructures de notre pays", a-t-il dit lors d'une "table ronde" sur "le dialogue stratégique public-privé autour des enjeux du secteur du bâtiment et des travaux publics".

Le "New Deal" des infrastructures doit avoir quatre piliers, selon le président du SPEBTPS.

Le premier devrait être celui de "la prise en charge progressive et structurée", par le secteur privé national, des besoins en infrastructures de l'État du Sénégal. "Nos entreprises ont les compétences, l'expérience et l'engagement nécessaires pour relever ce défi", a assuré le président du SPEBTPS.

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Selon Oumar Ndir, la création de "puissants consortiums" réunissant des entreprises sénégalaises du BTP, de l'énergie, de l'hydraulique et de l'industrie devrait être le deuxième pilier du "New Deal" des infrastructures. "Il s'agit de mutualiser nos forces pour avoir une taille critique, des capacités techniques et une crédibilité financière", a expliqué M. Ndir.

Il propose ensuite, en guise de troisième pilier, la structuration de partenariats public-privé "ambitieux", "à concessions ou à paiements publics". D'après lui, il sera possible, par ce moyen, de réduire la pression sur les finances publiques et de recourir de moins en moins à l'endettement.

"Ces mécanismes doivent être pensés comme de véritables outils de transformation économique", a souligné le président du SPEBTPS.

Il suggère un quatrième pilier pour le "New Deal" infrastructurel : une forte implication des banques sénégalaises et des institutions financières internationales dans le financement des infrastructures au Sénégal.

"Sans des financements adaptés" aux capacités des banques locales, "aucune ambition infrastructurelle ne peut se concrétiser", a prévenu Oumar Ndir.

"Ce New Deal n'est pas une option, c'est une nécessité", a-t-il soutenu, préconisant un "changement de paradigme" fondé sur la confiance entre le secteur public et le secteur privé.

Le SPEBTPS est "pleinement engagé" pour servir de "force de proposition", de "facilitateur" et de "catalyseur d'initiatives", selon son président.

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