Le nouveau directeur général par intérim du Fonds souverain Malagasy prend officiellement ses fonctions. Une entrée en scène qui a lieu au moment où cette entité est sous les feux des projecteurs.
La transparence et le respect de la loi. C'est le mot d'ordre mis en avant par le général retraité Béni Xavier Rasolofonirina, directeur général par intérim du Fonds souverain Malagasy (FSM), durant sa prise de fonctions, hier.
Le décor a été planté dans une salle de réunion au 8e étage du bâtiment de la Francophonie, à Ambohitsorohitra. Seul au milieu d'une grande table, c'est en signant les documents de passation préparés par le staff technique du FSM que l'officier général retraité acte sa prise de fonctions, une prise de fonctions devant les objectifs de la presse et avec comme témoins le secrétaire général de la présidence de la Refondation de la République, un huissier de justice et des inspecteurs généraux de l'État (IGE).
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Cette scène résume le contexte dans lequel le nouveau directeur général par intérim du FSM entre en scène. Absent, son prédécesseur, le général retraité Alfred Rakotomaronirina, est accusé dans une affaire de détournement de plus de 19 milliards d'ariary des caisses du Fonds souverain, le total des montants engagés dans des dépenses douteuses, sans le feu vert du conseil d'administration de l'entité financière, qui n'est pas encore en place.
Scruté à la loupe
Nommé en Conseil des ministres le 25 mars, Béni Xavier Rasolofonirina semble avoir attendu la traduction devant le parquet du Pôle anticorruption (PAC) de ce dossier de malversations financières avant de prendre officiellement ses fonctions. « (...) chacun des actes du Fonds souverain sera scruté à la loupe, dorénavant », déclare alors le général retraité Itibar Ottman, secrétaire général de la présidence, en soulignant cet épisode de malversation.
Le nouveau directeur général par intérim du FSM met ainsi en avant la transparence tant vis-à-vis des acteurs nationaux que des partenaires internationaux, et le respect des lois et règlements comme gage de probité. L'officier général retraité Rasolofonirina met notamment l'accent sur le fait que toute initiative engageant les fonds du FSM doit préalablement obtenir le feu vert de son conseil d'administration et ensuite être validée en Conseil des ministres.
Selon la loi qui l'institue, la trésorerie du FSM est destinée à contribuer au financement et à la réalisation des projets de développement prioritaires initiés dans le cadre de la réalisation de la Politique générale de l'État (PGE), ou à investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d'emplois. Le FSM vise également à constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures et à valoriser ces fonds afin qu'ils produisent des plus-values pour l'État.