Des centaines de miliciens Mobondo se sont déjà rendus avec leurs munitions à l'armée nationale dans l'espace Grand Bandundu, a affirmé jeudi 9 avril le porte-parole de l'opération Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi.
Il réagissait au cours d'un entretien accordé à Radio Okapi :
« Ils sont des centaines de combattants Mobondo qui ont dit non au mouvement et sont prêts à conjuguer la paix dans notre zone de responsabilité. La majorité de ces combattants sont cantonnés ou envoyés dans des structures étatiques pour servir la Nation autrement ».
Cet officier reconnaît toutefois qu'un mouvement actif depuis plus de trois ans ne peut pas disparaître « d'un clin d'oeil ».
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Le capitaine Antony Mualushayi affirme poursuivre la campagne de sensibilisation auprès des miliciens encore actifs pour les encourager à rejoindre la voie de la paix.
Il appelle également les leaders locaux et l'ensemble de la population du Grand Bandundu à s'impliquer davantage dans ce processus.
« Nous continuons à sensibiliser certains récalcitrants à se rendre et conseillons les leaders locaux à poursuivre cette campagne. Ce travail ne revient pas seulement à l'armée : c'est la responsabilité de tous », a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs annoncé le lancement prochain d'une opération de grande envergure contre les miliciens qui refuseraient toujours de déposer les armes.
En mars dernier, le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, avait affirmé que le phénomène Mobondo était désormais maîtrisé dans la province du Kwilu.
Il avait fait état d'une situation sous contrôle, marquée par un retour progressif au calme. Les services de sécurité poursuivent néanmoins leurs opérations pour empêcher toute résurgence.