De violents affrontements opposent, depuis mercredi 8 avril, les rebelles de l'AFC-M23 aux combattants Wazalendo dans les territoires de Masisi (Nord-Kivu) et de Kalehe (Sud-Kivu). Selon la société civile locale, ces hostilités ont provoqué le déplacement massif de plus de 40 000 personnes vers le territoire de Walikale.
Les hostilités ont débuté dans la localité de Tushunguti avant de s'étendre, ce jeudi 9 avril, aux villages de Batayo et Kimole dans le Sud-Kivu, ainsi qu'à Bindo-Bindo dans le Nord-Kivu. Des sources administratives indiquent que l'AFC-M23 a lancé des attaques simultanées contre une coalition de groupes locaux.
Une traversée périlleuse pour les déplacés
La majorité des civils tente de se mettre à l'abri à Lulambo et Biriko, dans le territoire voisin de Walikale. Ce flux important de la population a causé la rupture du pont en lianes de Kaholo.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Privés d'ouvrage de franchissement, les déplacés, parmi lesquels de nombreux enfants et personnes âgées, sont contraints de traverser la rivière à pied malgré le courant.
Risque de catastrophe humanitaire
Les acteurs de la société civile alertent sur la précarité de la situation. Ils appellent à une cessation immédiate des combats pour éviter une crise humanitaire majeure dans une zone déjà fragilisée par des conflits récurrents.
L'usage d'armes lourdes et légères durant toute la matinée de jeudi a accentué la panique, vidant plusieurs villages de leurs habitants en quelques heures.