Afrique: Lèpre au Sénégal - Touba enregistre 25 % des cas

10 Avril 2026

La ville de Touba abritera, le 16 avril, la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre. La direction générale de l'Action sociale a choisi cette localité dans le but de réduire son fort taux de prévalence représentant le quart des données nationale

Le district sanitaire de la ville de Touba a enregistré, à la fin de l'année 2025, un taux de contamination égal à 25 % des cas nationaux de la maladie de lèpre. L'information a été donnée le jeudi 9 avril, par le directeur général de l'Action sociale, Boucar Diouf.

C'était à l'occasion d'un Comité régional de développement (Crd) consacré aux préparatifs de la 73e édition de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre prévue le 16 avril 2026 à Touba. Selon lui, Diourbel fait partie des régions qui enregistrent les plus forts taux de détection de la lèpre.

Il a insisté sur le fait que les chiffres de la ville de Touba représentent à eux seuls les 25 % du taux national. M. Diouf a également informé que cette situation a poussé le ministère de la Famille, de l'Action sociale et de la Solidarité à tenir cette journée à Touba.

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« Nous espérons que ce sera un signal fort pour la sensibilisation. Nous comptons nous appuyer sur les autorités administratives et les chefs religieux pour passer l'information, afin que les populations prennent en compte le fait que cette maladie existe toujours », a-t-il dit.

La rencontre a permis aux acteurs sanitaires d'alerter sur la situation préoccupante des régions de Dakar, Diourbel, Kaolack et Thiès, qui enregistrent plus de 20 nouveaux cas de lèpre chaque année. Ces données épidémiologiques ont révélé que la région de Diourbel a totalisé 396 cas, dont 270 à la Touba à la fin de l'année 2025.

Le superviseur régional de la lèpre à Diourbel, Abdourahmane Seck, a annoncé la persistance de difficultés compromettant la prise en charge normale des malades dans la région.

L'infirmier a remarqué que ces problèmes sont liés à la stigmatisation des malades, leur exclusion sociale, la pauvreté, la cherté de certains médicaments, le déficit de personnel, l'instabilité des agents sanitaires, des cas de résistance au traitement, etc.

L'adjoint au gouverneur de la région de Diourbel, chargé du Développement, Djibril Diop, a invité les acteurs sanitaires à renforcer leur stratégie de lutte en mettant un accent particulier sur la détection précoce, la prise en charge intégrée et l'accompagnement social.

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