Togo: Balances qui trichent, compteurs qui mentent - Le pays dit stop

10 Avril 2026

Le secteur de la métrologie et de la qualité vit sous perfusion de l'informel. La majorité des opérateurs qui installent, réparent ou entretiennent des instruments de mesure exercent sans agrément, en toute illégalité.

Le ministre délégué chargé de la Promotion des investissements, Arthur Lilas Trimua, a posé le diagnostic sans ménagement : si certains opérateurs ont bien pris soin de se conformer aux textes en vigueur, ils restent largement minoritaires. La grande majorité du secteur, métrologie, normalisation, certification, accréditation, contrôle environnemental, opère en dehors de tout cadre légal, sans les agréments pourtant obligatoires depuis l'entrée en vigueur des textes réglementaires.

Ce n'est pas une question de méconnaissance. C'est une question de discipline, et le gouvernement entend la rétablir.

Fin juin : l'ultimatum

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Le ministre a été explicite : tous les opérateurs du secteur ont jusqu'à fin juin 2026 pour régulariser leur situation. Passé ce délai, les sanctions légales s'appliqueront.

L'agrément n'est pas une formalité administrative de plus. Il conditionne la fiabilité des instruments de mesure utilisés dans le commerce, l'industrie et les services, autant de secteurs où une mesure fausse peut avoir des conséquences directes sur les consommateurs et les entreprises.

Derrière la technicité du sujet se cache une réalité simple : un instrument de mesure non contrôlé, manié par un opérateur non qualifié, c'est une balance qui triche, un compteur qui ment, un équipement qui donne des résultats que personne ne peut vérifier. La qualité n'est pas un luxe. C'est une protection, celle du consommateur qui paie, et de l'entreprise qui engage sa réputation.

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