Togo-Burkina - Quand le corridor commercial devient un enjeu géopolitique

10 Avril 2026

Le corridor commercial reliant Lomé à Ouagadougou reste l'une des artères vitales de l'Afrique de l'Ouest, mais il accumule les frictions. Coûts élevés, délais excessifs, contraintes logistiques et administratives : les opérations de transit continuent de peser sur les échanges commerciaux entre les deux pays, rapporte L'Économiste dans son édition de vendredi.

L'enjeu est stratégique pour le Burkina Faso. Pays enclavé et membre de l'Alliance des États du Sahel (AES), il dépend du port de Lomé pour une part significative de ses importations et de ses exportations. Sans un corridor efficace, c'est toute la chaîne d'approvisionnement burkinabè qui se trouve ralentie, avec des répercussions directes sur les prix et la disponibilité des biens pour les populations.

Face à ce constat, le Togo et le Burkina Faso travaillent à lever ces obstacles. Les deux pays cherchent à simplifier les procédures administratives, réduire les points de contrôle et améliorer les infrastructures logistiques pour fluidifier un corridor dont la performance conditionne directement la compétitivité commerciale de la sous-région.

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