Le Togo a un problème que beaucoup de pays africains partagent : ses universités forment, mais le marché du travail ne trouve pas ce qu'il cherche.
Le projet STELLA (Sciences, Technologie et Education pour le Leadership depuis Lomé pour l'Afrique) est conçu pour combler précisément cet écart.
Lancé jeudi conjointement par les ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, ce projet né de la coopération entre le Togo et le Luxembourg (LuxDev) ambitionne de former une nouvelle génération de talents scientifiques et technologiques, capables de répondre non seulement aux besoins du marché togolais, mais de rayonner sur l'ensemble du continent africain.
Les leviers sont concrets : modernisation des infrastructures éducatives, refonte des curricula pour les aligner sur les exigences actuelles du monde professionnel, amélioration de la qualité de l'enseignement et renforcement de la gouvernance du secteur. L'objectif final : que les jeunes diplômés togolais sortent de l'université avec des compétences immédiatement utiles -- et immédiatement employables.
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Pour le ministre de l'Éducation nationale, Mama Omorou, l'enjeu dépasse la seule formation. « Ce projet se positionne comme un levier stratégique pour l'innovation, l'employabilité et la transformation économique du pays », a-t-il déclaré lors du lancement.
STELLA ne s'adresse pas seulement aux étudiants. Il s'adresse au Togo de 2030 -- celui qui aura besoin d'ingénieurs, de data scientists, de chercheurs et de technologues pour accompagner sa transformation économique. Former ce capital humain aujourd'hui, c'est préparer la croissance de demain.