Afreximbank appelle à des mesures concrètes en vue de transformer le secteur du coton en Afrique et de promouvoir un commerce mondial plus équitable

3 Avril 2026
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African Export-Import Bank (Cairo)

La Banque Africaine d'Import-Export (Afreximbank) invite les différentes parties prenantes à prendre des mesures urgentes et coordonnées afin de transformer le secteur du coton en Afrique, actuellement axé sur l'exportation de matières premières, en une industrie textile et de l'habillement compétitive. Le Président d'Afreximbank et du conseil d'administration de la Banque, le Dr George Elombi, a lancé cet appel lors de son discours devant les participants à la quatorzième Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce, qui s'est récemment tenue à Yaoundé, au Cameroun.

Dr Elombi a exhorté les gouvernements africains à prendre des mesures audacieuses et courageuses pour trouver en eux-mêmes les sources du développement, notamment dans un contexte où le système multilatéral est paralysé par la fragmentation géopolitique.

« Un système commercial mondial équitable reste un objectif hors d'atteinte pour l'Afrique. Les gouvernements doivent agir avec audace pour protéger les industries naissantes contre la concurrence déloyale et créer des environnements politiques favorables permettant à ces investissements de prospérer », a déclaré Dr Elombi. Il a souligné la nécessité urgente de reconnaître que la part de l'Afrique dans le système commercial mondial est extrêmement faible et qu'il faut adopter de nouvelles voies pour accélérer la transformation industrielle.

Dans son allocution d'ouverture de la 14ème Conférence ministérielle (MC14), la Directrice générale de l'OMC, Mme Ngozi Okonjo-Iweala, a qualifié l'Afrique de « continent de l'avenir, continent d'espoir », soulignant ainsi l'importance de renforcer les chaînes de valeur régionales et les capacités de production.

Organisée au Cameroun, la 14e Conférence ministérielle de l'OMC, la première à se tenir en Afrique depuis 2015, a remis l'avenir du commerce mondial au centre des préoccupations à un moment où la fragmentation s'accentue. Lors cette conférence, Afreximbank a souligné la nécessité de mettre en place des systèmes commerciaux qui favorisent l'industrialisation et la création de valeur ajoutée dans les économies en développement.

S'appuyant sur son expérience au Bénin, Afreximbank apporte son concours à la création de zones économiques spéciales dédiées à la transformation du coton au Cameroun, au Tchad et au Mali, tout en poursuivant les discussions sur d'autres marchés, notamment au Kenya, au Rwanda et au Nigeria. Rien qu'au Nigeria, la Banque a engagé 2 milliards de dollars US pour soutenir la transformation du secteur du coton.

En collaboration avec des partenaires tels qu'Arise Integrated Industrial Plateform Arise (Arise IIP) et la Société financière africaine, Afreximbank met en place un modèle intégré qui associe infrastructures industrielles, financement et assurance qualité. La Banque appuie également les infrastructures énergétiques et de transport au sein des zones industrielles, en fournissant des fonds de roulement par l'intermédiaire de sa Société africaine de commerce et de distribution et en créant des centres africains d'assurance qualité afin de garantir que les produits répondent aux normes internationales.

Selon Dr Elombi, les capitaux ne suffisent pas à eux seuls pour opérer une transformation sans un soutien politique solide. « Cette transformation n'est pas uniquement portée par le financement, mais par la volonté politique et une mise en oeuvre efficace du secteur public », a-t-il ajouté, appelant à une plus grande efficacité des processus administratifs et à une meilleure harmonisation entre les institutions publiques et les objectifs de développement.

Il a indiqué que la Banque encourageait les investissements dans des zones industrielles spéciales afin de soutenir la transformation des matières premières, les investissements initiaux ciblant notamment l'industrie du coton au Bénin et au Togo. S'appuyant sur l'exemple de Glo-djigbe au Bénin, il a démontré le pouvoir de transformation de la valeur ajoutée : le coton brut, qui ne générait auparavant qu'environ 40 millions de dollars US de recettes d'exportation, peut désormais rapporter jusqu'à 800 millions de dollars US lorsqu'il est transformé en vêtements.

Grâce à son programme d'industrialisation du coton, la Banque vise à créer 500 000 emplois et à générer 10 milliards de dollars US de substitution des importations d'ici 2030.

La Banque a également réaffirmé son soutien aux efforts visant à rendre le système commercial mondial plus réactif aux besoins des économies en développement.

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