Sénégal: Codes extractifs - La coalition 'Publiez ce que vous payez' appelle à prendre en compte les aspects climatiques

Dakar — La coalition sénégalaise "Publiez ce que vous payez", chargée de veiller à la transparence du secteur extractif (les hydrocarbures et les mines), a plaidé, vendredi, à Dakar, pour une pleine intégration, par les dirigeants du pays, des enjeux climatiques dans les réformes en cours.

"La coalition 'Publiez ce que vous payez' alerte sur l'urgence d'intégrer les enjeux climatiques, la gestion des émissions de gaz à effet de serre notamment, dans la réforme en cours des codes extractifs", a dit son président, Papa Fara Diallo.

M. Diallo, également enseignant-chercheur à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis (nord), tenait un point de presse consacré au plaidoyer de "Publiez ce que vous payez" en faveur d'une réforme inclusive, transparente et durable des codes extractifs au Sénégal".

Le gouvernement du Sénégal a entamé, en 2025, des réformes concernant plusieurs codes, dont celui des mines.

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Parce que "la richesse d'un pays se mesure à la manière dont il gère ses ressources", Papa Fara Diallo propose aux dirigeants sénégalais d"'intégrer pleinement les enjeux climatiques dans les réformes en cours".

Il recommande aux institutions du pays de "renforcer les mécanismes de gouvernance, de transparence et de redevabilité".

M. Diallo demande aux médias d'exercer pleinement leur "mission d'information et de veille citoyenne".

Intégrer des normes environnementales strictes dans les réformes des codes extractifs

Le Sénégal exploite ses ressources pétrolières et gazières, ce qui engendre une forte pollution, a-t-il signalé, recommandant aux pouvoirs publics sénégalais de faire de l'exploitation des ressources naturelles "une opportunité de développement durable, non une source de vulnérabilité climatique".

Papa Fara Diallo a relevé la "participation encore trop faible" des communautés sénégalaises, "celles qui vivent dans les zones extractives" surtout, à l'exploitation des ressources pétrolières, gazières et minières.

Les riverains des sites miniers et de production d'hydrocarbures "subissent les externalités négatives des industries extractives et ne bénéficient que très peu des retombées positives", a soutenu M. Diallo.

"Ces lacunes doivent être corrigées dans le cadre des réformes en cours des trois codes du secteur extractif, ceux du pétrole, du gaz et des mines", a-t-il recommandé.

"Ces réformes doivent être inclusives et intégrer pleinement les communautés impactées. Elles doivent être transparentes et garantir l'accès à l'information, à l'information financière [...] surtout, en intégrant des normes environnementales strictes", a dit le président de "Publiez ce que vous payez".

Il souhaite que les réformes entamées soient conformes aux engagements pris par le Sénégal en matière de coopération environnementale et climatique, dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat, par exemple. Il s'agit d'un traité international juridiquement contraignant, adopté il y a une dizaine d'années, pour limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2° C.

El Hadj Ababacar Tambédou, un membre de la commission de l'énergie et des ressources minérales de l'Assemblée nationale, a salué les réformes en cours. Les députés y contribuent pleinement, d'après lui.

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