Ile Maurice: La police enclenche les procédures auprès d'Interpol pour localiser le suspect

Alors que le maulana Mufti Azhar Peerbocus a quitté le territoire mauricien avant l'enregistrement des premières plaintes pour maltraitance d'enfants, la police confirme avoir initié des démarches avec Interpol pour tenter de le localiser. Dans le même temps, les autorités font le point sur d'autres affaires impliquant des fugitifs, notamment Angelo Thomas et Vida Loca.

L'enquête policière sur les accusations visant le maulana Mufti Azhar Peerbocus, Acting Principal de la Twaha Academy Boarding School, se poursuit dans un contexte jugé particulièrement sensible par les autorités. Le religieux a quitté Maurice le 31 mars à destination de l'Afrique du Sud, muni d'un billet aller simple, sans avoir communiqué de date de retour.

Ce départ est intervenu deux jours avant qu'un responsable de l'établissement ne consigne une precautionary measure. Le 2 avril, deux plaintes pour maltraitance d'enfants ont été enregistrées par la Brigade pour la protection de la famille de l'Est. Le religieux est accusé d'avoir incité un élève à consommer un produit non identifié. Une nouvelle plainte a été consignée le 7 avril, tandis que la police lance un appel à d'éventuelles autres victimes pour qu'elles se manifestent.

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Contactée, la cellule de communication de la police explique qu'une enquête a été formellement ouverte et des démarches ont été entreprises avec Interpol afin de localiser le suspect à l'étranger. Toutefois, la police souligne la complexité du dossier. «Il s'agit d'une affaire sensible impliquant des mineurs. Nous ne pouvons divulguer trop de détails à ce stade», précise-t-elle.

Les autorités expliquent que la procédure de localisation d'un suspect ayant quitté le territoire est longue et structurée. Elle implique plusieurs étapes : prise de contact avec Interpol, échanges d'informations entre juridictions, identification de la localisation du suspect; puis, le cas échéant, activation des accords bilatéraux entre pays pour une éventuelle arrestation et un rapatriement.

Par ailleurs, interrogée sur d'autres dossiers similaires sur des fugitifs tels que Angelo Thomas et Vida Loca, la police évoque des procédures complexes nécessitant une coopération internationale étroite. Dans ce contexte, la police insiste sur la nécessité de laisser les enquêteurs travailler, tout en rappelant que toute personne détenant des informations pertinentes est invitée à se manifester afin de faire avancer les différentes enquêtes en cours.

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