Congo-Brazzaville: District de Loutété - Les Jeunes leaders de la Bouenza s'orientent dans l'élevage des petits ruminants

Le président de la plateforme des Jeunes leaders d'opinions et acteurs de la société civile de la Bouenza, Guy Massala, a annoncé, le 11 avril à Brazzaville, avoir lancé, en collaboration avec les groupements paysans, un projet d'élevage des moutons à Loutété-village.

« L'élevage des petits ruminants est une stratégie d'intensification agricole clé pour les paysans, offrant une source rapide de revenus et une sécurisation alimentaire. Ces animaux, adaptés à l'intégration dans les exploitations agricoles, valorisent les résidus de récolte, fertilisent les terres et nécessitent moins d'investissement que les bovins, tout en renforçant la résilience en zone rurale », a indiqué Guy Massala. Il a affirmé que dans la Bouenza, il y a bien d'autres projets qui sont en cours, mais sollicite l'implication des partenaires afin d'encourager davantage les activités paysannes.

« Les petits ruminants sont souvent considérés comme une "épargne sur pied" mobilisable rapidement en cas de crise alimentaire grave. Ils remplissent des fonctions sociales importantes, notamment lors de cérémonies », a expliqué Jean Dieudonné Kouba, un éleveur.

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Ainsi donc, le président de la plateforme des Jeunes leaders d'opinions et acteurs de la société civile de la Bouenza affirme l'implication de son organisation à surmonter les défis persistants, notamment la nécessité d'oeuvrer pour améliorer les techniques de production, de prophylaxie, de santé animale et de gestion des ressources fourragères.

Face aux contraintes de pâturage, d'accès à l'eau, de zones protégées, les agriculteurs développent des stratégies d'élevage sédentaire ou semi-intensif. Dans le département de la Bouenza, l'élevage est couplé de plus en plus à l'agriculture, utilisant des déjections comme l'alimentation basée sur les résidus de culture, améliorant la durabilité des exploitations.

Outre l'élevage des moutons, « les paysans se tournent de plus en plus vers les cultures vivrières telles manioc, maïs, banane plantain, arachide pour assurer leur sécurité alimentaire et générer des revenus. Ce secteur, autrefois de subsistance, se transforme en une agriculture marchande, nécessitant de meilleures techniques agricoles et une structuration des chaînes de valeur », a confirmé Guy Massala.

En effet, les cultures vivrières assurent la consommation familiale et permettent de vendre le surplus, particulièrement près des centres urbains comme Pointe-Noire ou Brazzaville. Le manioc, le maïs, l'arachide et la banane plantain sont les piliers souvent cultivés en association pour maximiser l'utilisation de la terre. Une transition est observée vers des pratiques plus durables et une meilleure gestion des terres.

« Nous sommes en train de travailler pour la valorisation locale de la farine de manioc, la transformation du maïs qui aide à augmenter la rentabilité. Par ailleurs, la nécessité d'investir dans le matériel agricole et de respecter les normes de durabilité est la préoccupation de la plateforme des Jeunes leaders d'opinions et acteurs de la société civile de la Bouenza. Sauf Loutété, nous allons nous intéresser aux autres districts de la Bouenza soit pour l'élevage soit pour l'agriculture ou bien à d'autres projets au bénéfice des communautés », a conclu Guy Massala.

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