Lomé a vibré samedi au rythme de l'Afrique unie. À l'occasion du cinquantenaire de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola, a inauguré le « Village Cédéao », un espace festif, culturel et fraternel rassemblant les ressortissants des 15 États membres résidant au Togo.
Cinquante ans d'histoire, une vision toujours vivante. Née le 28 mai 1975 de la volonté commune du général Gnassingbé Eyadema et du président Yakubu Gowon, la Communauté s'est imposée en cinq décennies comme le principal moteur d'intégration, de paix et de prospérité en Afrique de l'Ouest. Un héritage que le ministre a tenu à saluer avec force.
Citant le président du Conseil Faure Gnassingbé, M. Barcola a rappelé l'ambition fondatrice : « Faire de notre organisation une Cédéao des peuples, enlever les dernières barrières, responsabiliser notre jeunesse, miser sur l'agriculture et l'industrialisation. »
Fier de son rôle depuis l'origine, Lomé continue de s'impliquer activement dans le dialogue politique, la médiation et la consolidation de la paix sous-régionale. Le gouvernement fait de l'intégration régionale un levier concret de développement économique et de cohésion sociale.
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Des acquis réels, des défis persistants
Libre circulation des personnes et des biens, interconnexion des marchés, inclusion financière : les progrès sont indéniables. Mais les entraves aux frontières, les déficits infrastructurels et les défis sécuritaires appellent une action collective renforcée.
La Vision 2050 de la Cédéao, centrée sur le citoyen, trace la voie.
Essowé Georges Barcola a exprimé un voeu partagé : que ce jubilé d'or marque l'avènement d'une organisation« renforcée, plus compétitive, plus attractive », tournée vers la prospérité de ses populations.
La cérémonie s'est déroulée en présence de Dédé Émilie Gray. La représentante de la Cédéao au Togo.