FirstRand Ltd. a vendu une obligation de 2,5 milliards de rands, soit environ 149 millions de dollars, qui lie les revenus des investisseurs à des résultats environnementaux dans un bassin hydrographique du Cap.
L'obligation lie les paiements à l'élimination de la végétation envahissante qui limite l'approvisionnement en eau. Le projet sera mis en œuvre par The Nature Conservancy et soutenu par la Société financière internationale.
L'émission a été organisée par Rand Merchant Bank, une unité de FirstRand. La SFI a souscrit pour 1,6 milliard de rands de l'obligation, tandis que FSD Africa Investments a acheté 234 millions de rands.
Le programme vise les espèces végétales envahissantes dans la province du Cap-Occidental, où l'approvisionnement en eau a été limité. L'élimination de la végétation devrait améliorer les apports d'eau et soutenir l'approvisionnement de la population du Cap.
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FirstRand a déclaré que cette obligation est la première d'une banque commerciale à lier directement les rendements aux résultats de la restauration écologique, créant ainsi une nouvelle structure pour le financement de l'environnement.
Points clés à retenir
L'obligation de FirstRand signale l'émergence d'un financement basé sur les résultats sur les marchés financiers africains, où les rendements des investisseurs sont liés à des résultats environnementaux mesurables plutôt qu'à des paramètres financiers fixes. Cette structure crée un lien direct entre l'allocation des capitaux et l'impact, permettant aux investisseurs de financer des projets tels que la restauration de l'eau tout en suivant les performances grâce à des paramètres définis.
Dans ce cas, l'élimination de la végétation envahissante devrait permettre d'augmenter l'approvisionnement en eau à un coût inférieur à celui de la construction de nouvelles infrastructures, offrant ainsi des avantages à la fois financiers et environnementaux. La participation d'institutions telles que la Société financière internationale permet de réduire les risques et d'attirer des capitaux privés vers des projets qui, autrement, auraient eu du mal à obtenir un financement.
Pour les gouvernements et les villes, ce modèle offre un moyen alternatif de financer les lacunes en matière d'infrastructures, en particulier dans des domaines tels que l'eau, l'énergie et la résilience climatique. Pour les investisseurs, il introduit une nouvelle classe d'actifs qui combine les rendements et l'impact environnemental, bien qu'il faille aussi avoir confiance dans les systèmes de mesure et l'exécution.
Si elles sont reproduites, ces structures pourraient élargir les options de financement pour les projets liés à la conservation et au climat dans toute l'Afrique.