La 11e édition du festival "Peecum Niani" a vécu son apothéose à Koumpentoum, dans une ambiance festive marquée par les danses de masques et la valorisation des identités culturelles locales, malgré des contraintes budgétaires.
La journée officielle de la 11e édition du festival "Peecum Niani" (arbre à palabre), organisée du 9 au 12 avril, a été célébrée avec éclat à Koumpentoum. L'événement a rassemblé plusieurs communautés autour de prestations culturelles, notamment des danses de masques, offrant au public un spectacle riche en couleurs et en traditions.
Cette année, seules cinq ethnies ont pris part aux festivités en raison de difficultés financières. Il s'agit des Bambaras, Coniaguis, Sérères, Socés, Pulards et Toucouleurs. « D'habitude, nous avions jusqu'à douze ethnies, mais cette année, compte tenu des contraintes budgétaires, nous avons invité celles disposant de masques ainsi que les Toucouleurs, vainqueurs de la précédente édition », a expliqué le président du conseil départemental, Omar Sy.
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Tout au long de la journée, la ville a vibré au rythme de la culture. Parés de leurs plus beaux costumes traditionnels, les participants ont fait preuve de rigueur, d'énergie et de discipline, captivant un public venu nombreux. L'histoire du Niani et de son roi légendaire, Mansa Kimitang Kamara, a également été revisitée à travers les différentes prestations.
Placée sous le thème « La culture au service du développement durable de nos collectivités territoriales », cette édition met en avant le rôle de la culture comme levier de développement. Pour le secrétaire général du conseil départemental, Tidiane Sy, il s'agit non seulement de renforcer la cohésion entre les communautés, mais aussi de valoriser le patrimoine matériel et immatériel de la localité.
Présidant la cérémonie, la préfète du département, Safiatou Joséphine Dieng, a salué l'initiative et souligné que « le véritable développement ne peut être durable que s'il est enraciné dans les réalités humaines, sociales et culturelles des populations ». Elle a également félicité les organisateurs pour la diversité des activités proposées, notamment le set-setal, un match entre civils et forces de défense et de sécurité, un forum sur l'environnement, l'inauguration d'un nouveau bâtiment administratif et une randonnée pédestre.
Selon elle, ce festival contribue pleinement au marketing territorial de Koumpentoum et mérite d'être pérennisé avec l'engagement de tous les acteurs locaux. Sur le plan compétitif, les Toucouleurs ont une nouvelle fois remporté le trophée de danse, confirmant leur suprématie. Ils sont suivis des Coniaguis et des Bambaras, classés deuxièmes ex aEquo.