Les Verts Fraternels ont célébré, hier dimanche 12 avril, leurs 58 ans d'existence lors d'un rassemblement à la plage de Mont-Choisy. Des sympathisants et membres se sont réunis dans un esprit à la fois festif et engagé pour commémorer le parcours de cette organisation fondée en 1968.
Prenant la parole, leur leader, Sylvio Michel, est revenu sur l'histoire du mouvement. Il a rappelé que l'esprit «fraternel» ne relève pas d'un simple slogan politique, mais d'un engagement profond ancré dès les débuts, notamment avec les premières mobilisations dès 1969, bien avant l'émergence de certaines grandes formations politiques du pays. Malgré des périodes difficiles, a-t-il souligné, l'organisation est restée fidèle à ses principes et poursuit son combat.
Évoquant la situation nationale, Sylvio Michel a reconnu les progrès réalisés par Maurice depuis l'indépendance. Toutefois, il a dénoncé le poids persistant du communalisme, qu'il considère comme un frein majeur au développement et à l'unité du pays. Selon lui, cette réalité continue d'influencer l'accès à l'emploi, tant dans le secteur public que privé, au détriment de l'égalité des chances.
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Le leader des Verts Fraternels a également abordé la question du dossier des Chagos. Il a affirmé que le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, et Paul Bérenger avaient, à un moment donné, trouvé un terrain d'entente autour d'un accord avec le Royaume-Uni. Selon lui, les démarches entreprises ont permis des avancées, évitant une situation figée pour plusieurs décennies, notamment en matière d'accès et de droits dans la région.
Sylvio Michel a néanmoins appelé le gouvernement à faire preuve de vigilance et de réflexion concernant la présence militaire à Diego Garcia. Il a mis en garde contre les risques potentiels liés aux tensions internationales, estimant que l'océan Indien devrait rester une zone de paix.