Formés à l'Unité de formation et de recherche (Ufr) Santé et développement durable (Sdd), 34 médecins diplômés de l'Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) ont reçu leur parchemin, avant-hier, après six années d'études
DIOURBEL - Trente-quatre étudiants de médecine de l'Unité de formation et de recherche (Ufr) Santé et développement durable (Sdd) de l'Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) ont reçu, samedi, leur parchemin marquant ainsi la fin de leur formation. Ces diplômés sont de la troisième promotion du département de médecine. Leur promotion, baptisée du nom du professeur Ahmad Iyane Sow, est placée sous le parrainage de Moussa Seydi, professeur titulaire de classe exceptionnelle, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales (Smit) du Centre hospitalier national universitaire (Chnu).
La promotion est composée de 34 étudiants dont 16 filles et 18 garçons. Parmi ces sortants, il y a trois nationalités étrangères : 2 Mauritaniens et une Camerounaise.
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Après avoir rappelé le critère de l'excellence qui fait la particularité de cette promotion de médecins, Moussa Seydi a invité ses filleuls à se maintenir au sommet, de prendre en compte les valeurs d'éthique et éviter de cloisonner la vie familiale à la vie professionnelle. S'exprimant au nom de la directrice de l'Ufr Santé et développement durable (Sdd), le professeur Ousseynou Ka a insisté sur l'apport de ce département dans la prise en charge de la santé dans la région de Diourbel.
Il a souligné le fait que leur département met à la disposition des centres de santé et des quatre hôpitaux de la région (Heinrich Lubcké, Ndamatou, Matlaboul Fazeyni et Cheikh Ahmadoul Khadim) des agents opérationnels qui contribuent à l'amélioration de la santé des populations.
« Nous sommes dans une localité où les problèmes de santé se posent avec acuité. Diourbel est une région où la mortalité infantile est très élevée. On y note aussi un taux élevé de maladies transmissibles et non transmissibles comme l'hypertension, les cancers, le diabète, etc », a-t-il fait remarqué.
Il a exhorté les récipiendaires à faire preuve « d'éthique, d'intégrité et de compassion dans l'exercice de leur métier », rappelant qu'ils sont « les gardiens de la santé et du bien-être des populations ».
L'enseignant-chercheur a saisi l'occasion pour solliciter également le recrutement de médecins spécialistes et le renforcement des moyens pour l'amélioration de la qualité de la formation dans leur université. Au nom de ses camarades, la présidente de la promotion, Adja Adama Ndoye, a invité les autorités étatiques et universitaires à prêter une oreille attentive au secteur de la santé en facilitant notamment l'insertion professionnelle des sortants des universités. Elle a aussi demandé l'amélioration des conditions pédagogiques et sociales.
Après la réception de leur parchemins obtenus après six années d'études, ces nouveaux médecins vont se concentrer maintenant sur les stages cliniques (septième années) et sur la préparation et la soutenance de leur thèse pour décrocher le doctorat (huitième année).