Burkina Faso: Cadre de concertation public-privé - Les acteurs en quête de plus d'efficacité

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé la session ordinaire du comité de pilotage du dispositif de suivi de l'amélioration du climat des affaires et du Cadre de concertation public-privé (CC-PP), vendredi 10 avril 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso entend franchir un nouveau cap dans l'amélioration du climat des affaires. Pour ce faire, le ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat a organisé la session ordinaire du comité de pilotage du dispositif de suivi de l'amélioration du climat des affaires et du Cadre de concertation Public-Privé (CC-PP), vendredi 10 avril 2026, à Ouagadougou.

Placée sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la rencontre a permis aux parties prenantes d'examiner plusieurs documents stratégiques. Il s'agit notamment le rapport de mise en oeuvre du plan de réformes 2025, le plan de reformes 2026, ainsi que les plans d'action issus des recommandations des rencontres gouvernement-secteur privé.

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A l'issue des travaux, le chef du gouvernement s'est félicité « du climat convivial » ayant prévalu et des résultats appréciables enregistrés. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a assuré que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour garantir un environnement sécurisé et propice aux affaires. Pour lui, l'implication de tous est indispensable pour stimuler les investissements productifs et assurer le développement économique et social.

« Dans cette dynamique, plusieurs priorités ont été dégagées, notamment la finalisation du dispositif institutionnel unifié, la rationalisation des licences d'affaires, la digitalisation des procédures administratives et l'opérationnalisation de la plateforme de dialogue public-privé », a-t-il poursuivi. Le Premier ministre Ouédraogo a invité les parties prenantes à exécuter diligemment les actions retenues et à assurer un suivi régulier à travers des rapports trimestriels.

Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge Poda, a dressé un bilan encourageant de la mise en oeuvre des réformes.

Des reformes mises en oeuvre à près de 60%

« Le taux de mise en oeuvre des réformes avoisine les 60% à la date du 31 décembre 2025 », s'est-il réjoui. Le ministre Poda a mis en avant plusieurs avancées, dont la facilitation de l'accès aux licences d'affaires grâce à la digitalisation, la simplification des procédures de création d'entreprises, ainsi que le renforcement de l'accompagnement des Petites et moyennes entreprises. A cet effet, il a salué les efforts de sécurisation du territoire, qui contribuent à restaurer la confiance des investisseurs. De son avis, cette évolution se traduit par « une croissance des demandes d'investissements et l'ouverture de nouvelles unités industrielles et commerciales », preuve que le climat des affaires connaît une amélioration notable.

Quant au représentant du secteur privé, Zanga Seydou Sessouma, il a souligné l'importance du cadre de concertation, puisque c'est le lieu où les préoccupations sont posées pour l'amélioration du climat des affaires. Il a relevé que plusieurs recommandations ont été mises en oeuvre tandis que d'autres sont en cours d'exécution. « A l'issue de la session, 51 recommandations ont été retenues, couvrant des secteurs clés tels que l'énergie, l'eau, l'agriculture, le commerce et l'industrie », a expliqué M. Sessouma. Tout en saluant les efforts du gouvernement, Zanga Seydou Sessouma a exprimé la reconnaissance du secteur privé pour les actions entreprises en faveur de l'amélioration continue de l'environnement des affaires.

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