La course pour le secrétariat général des Nations Unies s'accélère. Candidat à la succession d’Antonio Guterres pour un mandat débutant en janvier 2027, l’ancien président sénégalais Macky Sall consolide ses appuis sur le continent, malgré l’absence de soutien officiel de son propre pays.
Alors que sa candidature avait été initialement portée par le Burundi, Macky Sall voit son socle de soutien africain s'élargir de manière significative. Selon les révélations du quotidien Les Échos, reprises par le média Pressafrik dans sa parution de ce lundi 13 avril 2026, quatre nouveaux pays viennent de rejoindre la coalition de soutien à l'ancien chef d'État sénégalais.
Désormais, ce sont 41 nations africaines qui se rangent derrière sa bannière, contre 37 auparavant. Cette nouvelle dynamique est portée par des poids lourds de l'Afrique de l'Est : le Rwanda, l'Éthiopie, l'Ouganda et la Tanzanie. Cette impulsion diplomatique, coordonnée en grande partie par le président burundais Évariste Ndayishimiye, vise à faire bloc derrière une candidature continentale unique et crédible.
L’un des faits marquants de cette campagne reste le désaveu des autorités de Dakar. Son successeur à la tête du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, maintient son refus de soutenir officiellement le dossier de son prédécesseur. Ce manque de "onction nationale" place Macky Sall dans une situation diplomatique atypique, où sa stature internationale semble, pour l'heure, compenser les blocages politiques internes à son pays d'origine.
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Face à trois autres concurrents de taille, l'ancien président sénégalais entre désormais dans la phase opérationnelle de sa conquête du siège new-yorkais. L'étape cruciale aura lieu dans quelques jours : il est attendu le 22 avril prochain devant une commission des Nations Unies pour une audition formelle.
Ce grand oral sera l'occasion pour Macky Sall de défendre sa vision de l'organisation internationale et de démontrer sa capacité à piloter l'institution dans un contexte géopolitique mondial de plus en plus fragmenté. Avec le ralliement massif de l'Union Africaine, l'ancien dirigeant espère transformer cet essai et succéder à Antonio Guterres dès le 1er janvier 2027.