Six. Il s'agit du nombre de ses membres qui seraient sans nouvelles, ou qui auraient fait l'objet d'arrestations, affirme la Gen Z sur ses plateformes numériques.
Depuis dimanche, cette organisation rassemblant des jeunes qui ont été au front des manifestations de septembre et octobre multiplie les appels de détresse quant à la «disparition» ou encore «l'interpellation» de leurs camarades.
Sur la place du 13 mai, à Analakely, samedi, la Gen Z a dénoncé des cas «d'intimidation» à leur encontre. Le fait que l'un des leurs aurait déjà été interpellé a également été affirmé après leur manifestation de vendredi. Le lendemain, soit dimanche, en fin d'après-midi, l'organisation a émis des appels à l'aide sur les réseaux sociaux en affirmant que Miora, l'une de ses porte-voix, n'aurait plus donné de ses nouvelles depuis plusieurs heures. C'est elle qui a lu la déclaration de la Gen Z sur la place du 13 mai, la veille.
Une nouvelle alerte a été donnée au motif que l'époux de Miora et Nomena, un autre membre de la Gen Z auraient été interpellés «à l'issue d'une course-poursuite avec un tout-terrain noir au By Pass». Selon l'organisation, ils avaient été contactés pour récupérer Miora dans une station-service située près d'Iavoloha. Par ailleurs, la Gen Z a dénoncé hier la supposée détention de Herizo Andriamanantena, l'une de ses figures, à la brigade criminelle d'Anosy.
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Questionné par la presse sur ces faits, en marge de son discours-programme à l'Assemblée nationale, hier, Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre, a déclaré, «mener les enquêtes ne relève pas des attributions du gouvernement. Si vous voulez en savoir plus, il serait mieux de demander à l'entité concernée quelle est la raison de l'enquête, ou bien il serait plus judicieux d'attendre l'issue de l'enquête».
