Au total, 188,9 milliards de FCFA d'investissements ont été mobilisés pour le fonctionnement des Zones économiques spéciales (ZES) de Diamniadio, Sandiara, Diass et Bargny-Sendou. C'est ce qui ressort du rapport de la Stratégie nationale de Développement du Secteur privé et de Promotion de l'Investissement (SNDSPI) présenté lundi, au Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes).
Actuellement, le Sénégal compte sept Zones économiques spéciales (ZES), dont quatre fonctionnelles : Diamniadio, Sandiara, Diass et Bargny-Sendou.
« Ces zones ont attiré 43 entreprises, créé près de 2 820 emplois et mobilisé 188,9 milliards de FCFA d'investissements. La ZES de Diamniadio se distingue avec 26 entreprises installées, suivie de celle de Sandiara qui en compte 14, tandis que Diass demeure en cours d'aménagement », renseigne le rapport de la Stratégie nationale de Développement du Secteur privé et de Promotion de l'Investissement.
D'après le document, les principales limites qui plombent le développement des ZES sont entre autres le coût élevé de l'électricité ; le faible niveau d'aménagement ; l'insuffisance des incitations fiscales et douanières ; le faible portage institutionnel et le manque de spécialisation des ZES.
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« S'agissant des agropoles, malgré un financement conséquent de 74,26 milliards de FCFA pour l'Agropole Sud et des ambitions affichées de couverture nationale (Sud, Centre et Nord), ils ne sont pas encore opérationnels », poursuit le texte.
Au-delà des ZES, de façon générale, la plupart des entreprises du Secteur privé sénégalais sont au ralenti à cause des challenges liés à la formalisation, à l'accès au financement, à l'accès au terre et au coût de l'électricité. D'ailleurs, c'est ce dans ce sens que la mise en oeuvre de centres de services partagés et de Maisons de l'entreprise à travers le pays.
Vers la mise en place de maison de l'entreprise
« L'objectif est de décentraliser le dispositif existant au niveau des régions, au niveau des pôles-territoires. Il y a le travail qui est déjà entamé, il y a des structures d'appui et d'encadrement qui le font très bien. Le FONGIP est en train de se décentraliser, l'APIX aussi a des plateformes qui sont accessibles dans les territoires», a expliqué la Directrice du développement du Secteur privé (DDSP), Jouldée Soumaré, lors d'un atelier de partage de la SNDSPI avec le Collectif des Journalistes Économiques du Sénégal (Cojes).
Donc, d'après la DDSP, les maisons de l'entreprise seront accessibles à tous les entrepreneurs qui seront dans les régions, même les zones les plus éloignées. Ces mécanismes vont ainsi renforcer le dispositif et les mécanismes existants.
Toutefois, Mme Soumaré a relevé que ce renforcement dépendra de la coordination renforcée via un mécanisme de concertation piloté par le ministère de l'Economie, du Plan et de Coopération, (MEPC) ou une plateforme interinstitutionnelle. Mais aussi, du déploiement de services mobiles ou dématérialisés pour les zones à faible densité de structures et de la mutualisation des bases de données et systèmes d'information entre les structures.
« Le Sénégal, à travers la Vision Sénégal 2050 a engagé une transformation structurelle profonde de son économie, portée par une ambition claire : bâtir un modèle de croissance plus compétitif, plus inclusif et résolument durable, tiré par un secteur privé fort », a renchéri le Secrétaire général du ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération, Mouhamadou Bamba Diop.
D'après lui, c'est précisément dans cette dynamique que s'inscrit la Stratégie Nationale de Développement du Secteur Privé et de Promotion de l'Investissement. Qui, opérationnalise l'axe 1 de la Stratégie Nationale de Développement et qui constitue aujourd'hui le référentiel central de l'action publique en matière de développement du Secteur Privé.