Egypte: L'inflation au pays atteint 13,5 % en raison des coûts de l'alimentation et des transports

Le taux d'inflation annuel de l'Égypte est passé de 11,5 % en février à 13,5 % en mars, sous l'effet de la hausse des coûts de l'alimentation et des transports, selon CAPMAS.

Les prix à la consommation ont augmenté de 3,3 % en glissement mensuel, l'indice des prix à la consommation atteignant 284,4 points. Cette hausse reflète des augmentations de prix généralisées dans les principaux secteurs.

Les prix des aliments et des boissons ont augmenté de 5,2 % au cours du mois, entraînés par une hausse de 21,8 % des prix des légumes. La viande et la volaille ont augmenté de 5,9 %, tandis que les prix des fruits ont progressé de 2,0 %.

Les coûts des transports ont augmenté de 8,0%, soutenus par la hausse des coûts des transports privés et des services. Les prix du logement, de l'eau, de l'électricité, du gaz et des carburants ont augmenté de 3,6%, à la suite d'un ajustement des prix des carburants allant jusqu'à 17%.

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D'autres catégories ont également enregistré des hausses, notamment les restaurants et les hôtels (2,1%) et l'habillement (1,7%). Les prix des soins de santé ont baissé de 0,6%, compensant partiellement la hausse globale.

Points clés à retenir

Le pic d'inflation en Égypte reflète l'impact des réformes des subventions et la répercussion des coûts dans les secteurs essentiels. Les augmentations des prix des carburants se répercutent sur les coûts de transport et de logement, qui à leur tour affectent les niveaux de prix plus généraux dans l'ensemble de l'économie. Si l'inflation des denrées alimentaires reste modérée sur une base annuelle (6,2 %), les fortes augmentations de certains produits, tels que les légumes, mettent en évidence la volatilité de l'offre et des prix.

La hausse de l'inflation dans les transports et les services publics, respectivement de 29,3 % et 28,3 % en glissement annuel, montre que les pressions sur les coûts de base se concentrent sur les services liés à l'énergie et aux infrastructures. Cela suggère que l'inflation devient plus structurelle et n'est plus uniquement due à des facteurs temporaires. Pour les décideurs politiques, la gestion de l'inflation nécessitera de trouver un équilibre entre les réformes des subventions et la stabilité sociale, car la hausse des coûts a un impact direct sur les ménages.

Pour les investisseurs, la hausse de l'inflation pourrait conduire à un resserrement de la politique monétaire ou à des réductions de taux retardées, ce qui affecterait les coûts d'emprunt et la croissance économique. Les données soulignent également que les réformes de la tarification de l'énergie continuent de façonner la dynamique de l'inflation dans les grands marchés émergents comme l'Égypte.

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