Sénégal: Litige foncier de Khalou Diouleu - Le dossier définitivement clos, la famille Kheury Diène retrouve son bien

C'est la fin de l'affaire du titre foncier 1451, l'un des contentieux fonciers les plus longs. Ce feuilleton qui a opposé pendant plus de dix ans les héritiers de la famille Kheury Diène à des coopératives et à la commune de Sangalkam a connu son épilogue la semaine dernière.

Il s'agit d'un conflit autour de 256 hectares de terres situés à Ndiakhirate, dans la commune de Sangalkam, qui mettait plusieurs parties en conflit, sur fond d'intimidations, de manoeuvres administratives et de menaces. A plusieurs reprises des batailles ont éclaté sur le site litigieux, polluant l'atmosphère dans la commune et installant les populations de Ndiakhirate dans l'inquiétude et l'incertitude d'une déflagration.

Aujourd'hui, le chapitre est définitivement clos, grâce à l'implication des autorités administratives déconcentrées mais aussi et surtout de l'Etat au plus haut niveau. « Nous avons traversé des moments très difficiles. Chaque jour apportait son lot d'inquiétudes », déclare Mamaou Diop Thioune, autorité coutumière lébou, qui s'exprimait sur le site, en présence des héritiers.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Porte-parole de la famille, il a souligné le rôle clé du préfet du département de Rufisque et du Sous-préfet de l'arrondissement dans la mise en œuvre des directives des autorités centrales pour le dénouement de ce dossier complexe qui a trainé plus d'une dizaine d'années. « Ils ont veillé à l'application stricte des directives venues des autorités centrales. Ces hommes sont restés sur le terrain, ils ont écouté, arbitré et agi avec fermeté et justice... Sans leur engagement constant, ce dossier serait encore dans les méandres de la bureaucratie », a-t-il indiqué.

A toutes les échelles les autorités se sont impliquées. D'abord le sous-préfet, puis le préfet et le gouverneur qui, à leurs niveaux respectifs, ont tout diligenté. « Nous disons merci au sous-préfet, au préfet, au gouverneur, au Premier ministre et au président de la République.

Chacun a joué sa partition. Aujourd'hui, nous pouvons enfin respirer. Ce règlement est un signal fort pour tous ceux qui, dans la zone de Sangalkam, sont confrontés à des conflits fonciers. Il montre que quand l'État s'engage réellement, la justice finit par triompher. Nous ne sommes pas seulement soulagés pour nous-mêmes. Nous sommes heureux pour tous les habitants de Ndiakhirate », a dit Mamadou Diop Thioune.

Il a ainsi rappelé le caractère sensible des questions foncières dans la zone, avec les lots de déchirements et de confrontations qu'elle peut soulever. C'est pourquoi, il invite les autorités centrales de l'Etat à s'y prendre très tôt, pour prévenir les conséquences parfois violentes que charrient ces genres de problèmes.

« Le foncier est une question sensible. Si on n'y prend garde, il peut déchirer des familles, des villages entiers. L'exemple de Khalou Dioula prouve qu'avec de la volonté politique, on peut éviter le pire. Nous avons retrouvé notre terre, mais surtout, nous avons retrouvé la paix. Cela n'a pas de prix. Que ce règlement serve d'exemple pour tous les conflits fonciers en attente de justice », a-t-il souhaité la voix remplie d'émotions.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.