Congo-Kinshasa: Sept villages de Masisi vidés de leurs habitants en trois semaines sur fond de combats M23-Wazalendo

Les affrontements opposant l'AFC-M23, les FARDC et les combattants Wazalendo ont entraîné une vague massive de déplacements de population dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Selon des acteurs de la société civile, sept villages se sont vidés de leurs habitants depuis le 27 mars 2026, notamment dans les groupements d'Ufamandu et de Nyamaboko.

D'après un rapport consulté mardi 14 avril, au moins sept villages sont aujourd'hui totalement abandonnés. Il s'agit de Bitoyi, Bukumbi, Mutindi, Kirambo, Bunyabaiti, Kashindi et Bulinda. Les populations ont fui les violences pour se réfugier en brousse ou dans le territoire voisin de Walikale.

Walikale sous pression : des conditions de vie précaires

À Walikale, les déplacés sont accueillis dans des centres collectifs improvisés, notamment des écoles et des églises. Mais les conditions de vie y sont particulièrement difficiles.

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La société civile alerte sur des besoins humanitaires urgents : manque de nourriture, accès limité aux soins de santé et insuffisance d'abris adéquats. La situation reste critique pour les familles déplacées, notamment les plus vulnérables.

Entre le 9 et le 10 avril, de nouveaux mouvements de population ont été enregistrés à la suite des combats à Tushunguti. Des habitants des groupements d'Ufamandu 1er (Nord-Kivu) et de Ziralo (Sud-Kivu) ont également fui vers le groupement de Waloa Loanda, dans le territoire de Walikale.

Face à cette situation, la société civile lance un appel pressant à une intervention humanitaire immédiate. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés par la faim et les maladies.

Insécurité persistante

Par ailleurs, la dégradation de la situation sécuritaire continue de faire des victimes. La société civile déplore notamment l'assassinat, le 29 mars, de l'infirmier titulaire du centre de santé de Kabundi ainsi que de son adjoint, dans le groupement de Nyamaboko 2.

À ce jour, l'insécurité persistante empêche toujours les familles d'accéder à la zone pour procéder à leur inhumation, déplore cette structure citoyenne.

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