Sénégal: L'innovation scientifique et technologique est le socle d'une souveraineté alimentaire durable (Ministre)

Dakar — L'innovation scientifique et technologique comme socle d'une souveraineté alimentaire durable est un enjeu central de l'action gouvernementale, a déclaré, mardi, le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI).

"La souveraineté alimentaire, la valorisation du capital scientifique national et la transformation structurelle de notre économie constituent des priorités majeures de l'action publique", a notamment dit Daouda Ngom.

Il s'exprimait au terme d'un panel, organisé a l'occasion de la journée dédiée au MESRI dans le cadre de l'édition 2026 de la Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales (FIARA), dont le thème porte sur " Innovations en agriculture pour une souveraineté durable".

Selon le ministre, l'Etat, à travers la "Vision Sénégal 2050", a clairement appelé à bâtir un modèle de développement fondé sur la maîtrise de nos systèmes de production, la réduction de notre dépendance aux importations, la création de valeur locale et l'investissement dans le capital humain.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

"Le rôle du MESRI est précisément d'accompagner cette ambition présidentielle en mettant la science et l'innovation au coeur des politiques de souveraineté alimentaire et de résilience économique", a-t-il fait savoir.

Daouda Ngom a en outre fait observer que dans un contexte marqué par les changements climatiques, les risques sanitaires et la croissance démographique, le gouvernement a fait le choix d'investir durablement dans la recherche vétérinaire, la santé animale, l'amélioration génétique, la nutrition, le numérique et l'aquaculture durable.

Evoquant les défis à cette ambition de souveraineté alimentaire du Sénégal, il a relevé que l'agriculture demeure confrontée à "des rendements encore insuffisants, des pertes post-récolte élevées, une forte dépendance aux importations et des vulnérabilités écologiques croissantes".

Ces constats, a-t-il ajouté, confirment la nécessité d'un changement de paradigme qui voudrait que les acteurs produisent davantage, mais surtout mieux et de manière plus durable, plus résiliente et avec plus de création de valeur locale.

Dans cette perspective, Daouda Ngom a rappelé que la "Vision Sénégal 2050" entend accélérer la transformation des systèmes agricoles par l'agro-écologie, la gestion durable des sols et de l'eau, l'innovation variétale, la lutte intégrée contre les bio-agresseurs, la digitalisation et l'accès à des mécanismes de financement adaptés.

"Cette transformation repose également sur un investissement soutenu dans le capital humain, à travers la formation, la recherche et l'innovation", a affirmé le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.