Actif avant et après l'adoption par l'Assemblée général des Nations unies de la Décennie mondiale pour le boisement et le reboisement, le Mouvement des jeunes écologistes congolais (Mjec) s'apprête à célébrer à sa manière, le 16 avril, l'an un de cette initiative portée par la République du Congo.
Dans un communiqué de presse rendu public dans la capitale congolaise à quelques heures de la date du16 avril, le Mjec, une organisation qui s'impose comme l'un des acteurs les plus engagés dans la mobilisation de la jeunesse autour du projet planétaire du boisement et du reboisement, a dressé le bilan des activités qu'il a déjà menées. Selon son président, Espanich Motondo, le texte proposé par le Congo et adopté le 16 avril 2025 à New York par l'Assemblée générale des Nations unies, constitue une réponse concrète au défi du changement climatique. « Deux jours avant cette adoption historique, soit le 14 avril 2025, un article publié dans Les Dépêches de Brazzaville révélait déjà l'engagement anticipé du MJEC. Le 12 avril 2025, notre ONG avait adopté une feuille de route ambitieuse visant à sensibiliser et à mobiliser les jeunes congolais autour des opportunités offertes par cette décennie. Nous avons voulu préparer la jeunesse à tirer pleinement profit de cette initiative mondiale, tant sur le plan environnemental qu'économique », a rappelé le président du Mjec.
Au nombre des actions phares menées par le Mjec, l'on note le projet « Jardin carbone de Ngamakala », lancé en mars 2025. Situé à 35 kilomètres au Nord de Brazzaville, ce programme vise à planter des arbres afin de restaurer les zones dégradées tout en protégeant les tourbières, écosystèmes essentiels dans la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, à travers cette initiative de plantation d'arbres, les jeunes écologistes congolais entendent conjuguer reboisement et conservation des forêts humides.
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« Depuis 2024, année marquée par la première Conférence internationale sur l'afforestation et le reboisement, le Mjec s'est imposé comme l'un des visages de cette mobilisation, en multipliant les initiatives de terrain telles que les campagnes de plantation d'arbres, visites de sensibilisation dans les zones forestières et actions éducatives auprès des jeunes », a expliqué Espanich Motondo, journaliste de profession évoluant à la Télévision nationale congolaise. Il met également sa plume et sa voix au service de cette cause à travers des reportages, des émissions radiophoniques et des interventions télévisées pour promouvoir les enjeux économiques et sociaux liés à cette décennie.
2027, une année de mobilisation nationale
Pour le Mjec, planter des arbres, conserver les forêts et développer le marché du carbone au Congo sont autant d'activités génératrices d'emplois. « Cette décennie représente une véritable opportunité pour la jeunesse congolaise. Nous saluons l'initiative du président Denis Sassou N'Guesso qui offre à la fois une réponse à la crise climatique et une perspective pour nous les jeunes », a soutenu son président.
Si l'adoption officielle de la décennie constitue une étape majeure, son lancement effectif par les Nations unies est prévu pour 2027. D'ici là, les autorités congolaises entendent maintenir la dynamique à travers l'organisation de la Conférence nationale itinérante sur l'afforestation et le reboisement. Annoncée lors de la Journée internationale des forêts en mars dernier, cette initiative devrait parcourir l'ensemble des départements du pays afin de renforcer la sensibilisation et l'appropriation locale de cette politique environnementale.
« Pour le Mjec et l'ensemble des jeunes engagés. L'objectif est clair : faire du Congo un modèle en matière de reboisement et de gestion durable des forêts, tout en transformant cette ambition écologique en levier de développement économique. Un an après son adoption, la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement apparaît ainsi non seulement comme une réponse globale à l'urgence climatique, mais aussi comme une promesse d'avenir portée, au Congo, par une jeunesse déterminée », a conclu Espanich Motondo.