Congo-Brazzaville: Zopacas - Le pays a fait entendre sa voix à Rio de Janeiro

Réunis les 8 et 9 avril derniers, à Rio de Janeiro au Brésil, les ministres des Affaires étrangères de la Zone de paix et de coopération de l'Atlantique Sud (Zopacas) ont pris plusieurs décisions dont la signature de la Déclaration de Rio, de la Stratégie et de la Convention pour la protection de l'environnement marin. Le Congo y a été représenté par le ministre Jean-Claude Gakosso.

Les participants ont pendant les deux jours des travaux centré leurs discussions autour des questions de la paix, de la sécurité maritime et de la coopération entre les pays de la zone dite de l'Atlantique Sud. Le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger, Jean-Claude Gakosso, qui a représenté le Congo à cette neuvième réunion interministérielle, a appelé à une coordination accrue des Etats membres face aux défis émergents.

« Aujourd'hui, plus que jamais, notre communauté doit renforcer son unité afin de faire entendre sa voix. Une voix qui doit être puissante, dans un monde marqué par des tensions géopolitiques d'une extrême gravité, des bouleversements économiques sans précédent, de dangereuses crises sanitaires et d'immenses risques sécuritaires », a appelé Jean-Claude Gakosso.

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Analysant l'actualité internationale, le ministre congolais des Affaires étrangères a déploré le fait que « la loi de la force supplante allègrement la force de la loi ». L'orgueil et la vanité sèment la terreur et la désolation, sous les yeux de la Zopacas. Une organisation qu'il considère comme étant un cadre privilégié de dialogue, de solidarité et d'action collective entre des peuples unis par une histoire commune, faite de résistance et de résilience ainsi que d'une ambition partagée vers l'émancipation, le progrès et le développement.

Pour Jean-Claude Gakosso, ce qui se passe actuellement dans le monde décapite au passage l'architecture organisationnelle de certains Etats et menace de réduire au silence le droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance des peuples, tel qu'il a été canonisé par la Déclaration universelle des droits de l'Homme adoptée par les Nations unies en 1948.

« Pour mon pays, la République du Congo, notre Organisation représente bien plus qu'un cadre institutionnel. Elle est l'expression d'une communauté de destin. Face aux incertitudes, face aux périls auxquels notre monde est aujourd'hui exposé, nous considérons que notre unité et notre cohésion constituent notre force principale. Pour mon pays, la Zopacas demeure un levier essentiel pour la non-prolifération des armes en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Pour nous, ceux qui pensent que posséder les armes nucléaires est vertueux, se trompent largement, ne serait-ce que parce que ces armes sont capables d'annihiler toute vie sur notre planète bleue », a-t-il reprécisé.

Le chef de la délégation congolaise s'est dit, par ailleurs, persuadé que les pays membres de la Zopacas pourront bâtir un avenir solide, fondé sur la justice, la paix, la prospérité et la dignité pour tous les peuples du monde. Pour cela, il suffit de conjuguer leurs efforts, renforcer leur solidarité tout en affirmant leur volonté politique commune. « Je voudrais réaffirmer l'engagement de la République du Congo, sous le leadership de son excellence M. Denis Sassou N'Guesso, à oeuvrer avec force et vigueur, aux côtés des autres Etats membres ici représentés, pour faire de la Zopacas, à travers notamment la Déclaration de Rio à laquelle nous adhérons sans réserve, un acteur majeur de la coopération internationale et du dialogue constructif, un vecteur du développement durable et de prospérité pour la multitude à travers le monde », a conclu le ministre Jean-Claude Gakosso.

Créée en 1986 sous l'égide du Brésil, la Zopacas regroupe actuellement vingt-quatre pays dont vingt et un de l'Afrique et trois de l'Amérique du Sud. La position géographique fait de ces pays des gardiens des côtes de l'océan Atlantique. Elle a pour objectifs, entre autres, de protéger cet espace de tout conflit, le garder à l'abri de la course vers le surarmement et le nucléaire, protéger ses ressources naturelles, notamment son fond marin.

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