Khushal Lobine, député de la circonscription La Caverne-Phoenix (n° 15), a interrogé la ministre des Services financiers et du développement économique, Jyoti Jeetun, sur les répercussions de l'arrêt rendu le 15 janvier par la Cour suprême de l'Inde dans l'affaire Tiger Global, remettant en cause la protection du grandfathering accordée aux investissements réalisés avant le 1er avril 2017 dans le cadre de la convention de non-double imposition entre l'Inde et Maurice.
La ministre a retracé la réponse immédiate du gouvernement : une réunion d'urgence tenue le 16 janvier avec les régulateurs et les professionnels du secteur, suivie de l'intervention du Premier ministre, Navin Ramgoolam, auprès de son homologue indien, Narendra Modi, en février. Ces démarches ont abouti, le 31 mars, à la publication par le Central Board of Direct Taxes indien de la Rule 128 of the Income Tax Amendment Rules 2026, restaurant explicitement les protections de grandfathering érodées par l'arrêt.
En réponse aux questions supplémentaires de Khushal Lobine et de Kaviraj Rookny, député de Pamplemousses-Triolet (n° 5), la ministre a indiqué qu'aucun mouvement significatif de capitaux n'avait été enregistré et que Maurice avait retrouvé sa deuxième position parmi les sources d'investissements directs étrangers vers l'Inde.
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Face aux interrogations sur l'avenir de la place financière, Jyoti Jeetun a été catégorique : «La route indienne n'est pas en train de mourir.» Elle a néanmoins souligné la nécessité de consolider ce marché tout en diversifiant les activités du secteur vers l'Afrique.