Longtemps absent des colonnes des médias, le nom du professeur Solofo Jonis ressurgit au coeur de la crise énergétique que traverse le pays. Docteur en chimie organique, diplômé de l'université de Montpellier-II en 1987, il a mis au point différentes méthodes de transformation du plastique et de divers déchets en carburant, ainsi que des procédés de production d'énergie à partir de ressources locales.
Il est à l'origine de catalyseurs permettant la production de biocarburant de quatrième génération. Une innovation qui représente une alternative concrète et immédiate à la dépendance aux importations de carburant, tout en offrant une réponse aux coupures de courant récurrentes qui pèsent lourdement sur l'économie nationale. Son produit a été testé sur plusieurs véhicules et tracteurs entre 2016 et 2026, sans aucune dégradation mécanique apparente.
À plusieurs reprises, il a soumis à l'État un projet de transformation directe du fioul lourd du site de Tsimiroro, via des mini-raffineries de sa conception. Ces propositions sont restées sans suite sous les régimes Rajaonarimampianina et Rajoelina. Son adresse au président de la Refondation est sans détour : « Voulez-vous le faire ou pas ?!» La réponse se fait toujours attendre .
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Plusieurs entreprises locales bénéficient déjà de cet approvisionnement en huile lourde, notamment la Savonnerie Tropicale et Pêche et Froid de l'Océan Indien (PFOI), marquant une première structuration du marché énergétique local. Ces volumes restent cependant en deçà des besoins nationaux, et l'utilisation de l'huile lourde soulève des défis techniques que les projets du professeur Solofo Jonis prétendent précisément résoudre.