Le projet D-CLIC, dédié à la formation des jeunes aux métiers du numérique, a été lancé hier au Centre de Formation Professionnelle d'Ampasampito. Mille jeunes, âgés de 18 à 35 ans, en seront les bénéficiaires.
Parmi les modules proposés figurent trois filières stratégiques : le marketing digital, le développement d'applications mobiles et le développement web. À l'issue de la formation, les participants recevront une certification professionnelle. Le ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Todisoa Manampy Andriamampandry, a souligné que la participation des femmes est particulièrement encouragée dans ce programme. Pour cette première promotion, elles représentent 40 % des apprenants, soit quatre-vingt-onze jeunes filles sur deux cent trente et un sélectionnés.
Au-delà du renforcement des compétences techniques, le projet vise également à améliorer l'employabilité des jeunes en adaptant les formations aux besoins du marché du travail actuel. « L'initiative répond à un constat clair. Le manque de techniciens constitue aujourd'hui un frein majeur au développement du pays.
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Dans cette optique, les autorités envisagent également une augmentation du budget alloué à la formation technique, afin de répondre à une demande croissante en compétences professionnelles adaptées au marché de l'emploi. Cette démarche s'aligne avec le Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de l'État (PGE), qui place la création d'emplois et la responsabilisation des jeunes au coeur de ses priorités», souligne le ministre.
Représentant près de 70 % de la population, les jeunes sont appelés à devenir de véritables acteurs du développement. Le projet met ainsi l'accent sur l'entrepreneuriat, en encourageant la création d'activités, qu'il s'agisse d'entreprises ou d'ateliers, en adéquation avec les réalités locales.
Ainsi, il ne s'agit plus uniquement d'obtenir un diplôme pour intégrer une entreprise, mais de développer une autonomie professionnelle durable. « En cultivant l'esprit entrepreneurial et le leadership, ces jeunes pourront non seulement assurer leur propre avenir, mais aussi contribuer à la création de richesses et d'emplois dans leurs régions respectives », poursuit Todisoa Manampy Andriamampandry.
Par ailleurs, une session de formation destinée à trente formateurs a été organisée en février 2026, afin de consolider les capacités de déploiement du programme. Ce projet résulte d'un partenariat entre l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP).
L'OIF et le METFP réaffirment ainsi leur engagement en faveur de la jeunesse malgache, à travers la promotion de l'emploi, l'inclusion et la contribution des jeunes à la transformation numérique et au développement économique de Madagascar.