Cameroun: Joël Constant Tchoegnia - Il convient d'établir une distinction entre révolution et résistance

Des Camerounais qualifiés de « résistants d'hier » se sont récemment engagés dans une série d'invectives complexes et difficilement dénouables.

Selon des sources concordantes, le régime aurait infiltré leur cercle et formulé des promesses considérables, au point d'ébranler leur lutte pour la libération du Cameroun.

Il apparaît ainsi clairement que ce groupuscule, qui n'a agi que dans un contexte de révolutionnaires de circonstance et d'opportunisme politique, se trouve aujourd'hui confronté à l'épreuve de récompenses qui tardent à se concrétiser. Ils font face à la détermination de véritables résistants qui, dans leur grande majorité, entendent redoubler d'ardeur dans leur combat.

Depuis la récente conférence de presse du Professeur Maurice Kamto et la pétition subséquente relative à la modification de la Constitution visant à inclure un poste de vice-président au Cameroun, nous observons une agitation notable au sein des partis d'opposition et de leurs partisans. Ce sujet fait d'ailleurs l'objet d'une large couverture par l'ensemble des médias et des réseaux sociaux, ainsi que par des activistes qui tendent à confondre une lutte de résistance avec une lutte de révolution.

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Une lutte de résistance se caractérise par une opposition organisée face à une autorité perçue comme oppressive ou illégitime. Elle implique souvent des actions collectives visant à contester, déstabiliser ou renverser le pouvoir en place. Ces actions peuvent revêtir des formes variées, allant de la désobéissance civile à des formes de résistance plus actives.

L'objectif principal est de restaurer une forme de souveraineté ou de liberté compromise. Les motivations sous-jacentes à une telle lutte sont généralement liées à la défense de droits fondamentaux ou à la préservation d'une identité culturelle. Le courage et la persévérance des participants sont souvent mis à rude épreuve. Elle s'inscrit dans une démarche où l'espoir d'un changement positif oriente les efforts. La solidarité entre les membres constitue un pilier essentiel à la continuité de la lutte.

À l'aune des luttes pour la libération du Cameroun, la révolution engagée dans un contexte de dictature brutale et répressive ne constitue probablement pas l'approche la plus appropriée. La démarche à privilégier devrait être celle d'une lutte d'usure, susceptible de conduire à l'épuisement progressif du régime dictatorial. Pour l'heure, les acteurs de la résistance doivent faire preuve de résilience, en pliant sans rompre. La victoire finale ne sera pas aisée, mais elle demeure à portée. Ni l'heure ni le jour ne sont connus ; il convient simplement d'être prêt. Wait and see !

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