Washington — La ministre des Finances, Vera Daves de Sousa, a souligné jeudi, à Washington, l'engagement politique constant de l'Angola en faveur d'une action coordonnée et cohérente visant à faire du Corridor de Lobito un véritable moteur de transformation régionale.
L'engagement a été réaffirmé à l'occasion des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, lors d'un événement parallèle consacré au thème « Corridor du Lobito : de l'élan politique à une mise en oeuvre coordonnée ».
À cette occasion, la ministre des Finances, Vera Daves de Sousa, a indiqué que ce projet a dépassé le stade de simple vision pour devenir une infrastructure ferroviaire stratégique en cours d'opérationnalisation en Angola, reliant le port du Lobito à la République démocratique du Congo et à la Zambie.
L'objectif, a-t-elle poursuivi, est de faire de cet axe ferroviaire une plateforme opérationnelle de croissance économique, fondée sur trois piliers essentiels : une intégration régionale effective, le leadership du secteur privé et une coordination étroite entre les gouvernements et les partenaires de développement.
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Pour y parvenir, elle a estimé nécessaire de consolider les priorités, notamment en passant d'un projet isolé à un corridor intégré, où infrastructures, logistique et réformes progressent de manière concertée.
Dans ce contexte, Daves de Sousa a jugé crucial un rapprochement entre le Groupe de la Banque mondiale, la Société financière internationale et l'Agence multilatérale de garantie des investissements, afin de garantir des actions coordonnées et à fort impact.
Elle a également évoqué l'importance d'une coordination structurelle et transparente, fondée sur des données fiables et un suivi continu.
« Dans ce contexte, des outils tels que Flowmax (logiciel de simulation hydraulique) et les instruments locomotifs deviennent des leviers de décision stratégique à impact réel et concret », a-t-elle déclaré, soulignant que ce modèle permet de faciliter les échanges, de réduire les coûts, d'accélérer les flux et d'accroître la compétitivité du corridor.
Elle a insisté sur le fait que le succès de cette infrastructure « ne sera pas mesuré par les annonces », mais par des résultats tangibles, notamment la réduction des coûts logistiques, l'augmentation des échanges commerciaux, le volume des investissements privés mobilisés et l'impact concret sur les populations.
« Nous disposons de partenaires et d'instruments techniques, mais nous avons désormais besoin de clarté dans les priorités afin de garantir une action cohérente, coordonnée et disciplinée, axée sur des résultats concrets », a-t-elle conclu.
Le Corridor de Lobito constitue une infrastructure multimodale stratégique reliant le port de Lobito, en Angola, aux réseaux de transport de la République démocratique du Congo et de la Zambie.