Luanda — Le patrimoine culturel constitue un atout touristique majeur, instaurant une relation d'interdépendance bénéfique aux visiteurs comme aux communautés locales, a déclaré ce jeudi à Luanda la directrice de l'Institut national du patrimoine culturel, Cecília Gourgel.
Selon elle, dans une déclaration à l'ANGOP à l'occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, célébrée le 18 avril, ce lien, lorsqu'il est bien géré, génère non seulement des ressources économiques, mais encourage également la préservation du patrimoine matériel et immatériel, contribuant ainsi au renforcement de l'identité culturelle et au développement durable.
Elle a souligné que le tourisme culturel joue un rôle important dans la sensibilisation au patrimoine, permettant aux touristes et aux citoyens de mieux comprendre l'histoire et les traditions d'un peuple.
Parallèlement, a-t-elle poursuivi, cette dynamique renforce la nécessité de protéger et de conserver les sites historiques.
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« La protection des sites historiques est essentielle à la sauvegarde de la mémoire collective et de l'identité culturelle », a-t-elle insisté.
Elle a expliqué que dans plusieurs régions du pays, des biens classés nécessitent une réhabilitation et une requalification urgente, la revitalisation urbaine étant une priorité pour garantir la préservation et la transmission du patrimoine culturel aux générations futures.
Selon Cecília Gourgel, le patrimoine culturel est l'occasion de réfléchir à l'importance de sa conservation. Cette journée a été instituée par le Conseil international des monuments et des sites (ICMOS), en partenariat avec l'UNESCO, afin de promouvoir la valorisation des biens culturels.
Elle a indiqué que, pour cette année, sous le thème « Patrimoine vivant : Intervention d'urgence en contexte de conflits et de catastrophes », l'accent est mis sur la nécessité de renforcer la résilience du patrimoine culturel national.
D'après la directrice, cette initiative vise à encourager l'adoption de mesures proactives pour protéger les monuments et les sites historiques, notamment dans les situations à risque.
Elle a expliqué que les monuments et les sites sont reconnus pour leur importance historique, culturelle, sociale et, dans certains cas, naturelle, et qu'ils constituent des repères de la mémoire collective, établissant un lien entre le passé, le présent et l'avenir.
La responsable a ajouté qu'en outre, ces éléments transmettent les savoirs traditionnels, renforcent le sentiment d'appartenance et jouent un rôle essentiel dans la formation des nouvelles générations.
Face aux défis actuels, elle a insisté sur l'urgence d'actions concrètes garantissant la préservation du patrimoine culturel, afin qu'il demeure un élément central de l'identité nationale et un moteur de développement.
La Journée internationale des monuments et des sites, également connue sous le nom de Journée mondiale du patrimoine, est célébrée chaque année le 18 avril.
Instituée par le Conseil international des monuments et des sites (ICMOS) en 1982 et approuvée par l'UNESCO l'année suivante, cette journée vise à sensibiliser le public à la diversité du patrimoine culturel mondial et aux efforts nécessaires à sa protection et à sa conservation.