Luanda — Les principaux points de passage frontaliers entre l'Angola et la République démocratique du Congo (RDC) jouent un rôle central dans la circulation des marchandises et le renforcement de l'intégration économique régionale, a souligné ce mercredi à Kinshasa, en RDC, le ministre angolais de l'Industrie et du Commerce, Rui Miguêns de Oliveira.
S'exprimant lors de la séance d'ouverture du 3e Forum économique RDC-Angola, qui se tient jusqu'à jeudi 2 avril à Kinshasa, le ministre a mis en avant les postes frontières de Luvo (Angola) et de Lufo-Matadi (RDC), qui constituent un corridor stratégique pour le commerce des biens de consommation, des produits agricoles et miniers.
Le responsable a également mentionné le point de passage de Noqui (Angola) - Boma (RDC), un point de transit reliant les régions productrices aux principaux centres commerciaux de la République démocratique du Congo.
Le dirigeant angolais a ajouté que ces points de passage frontaliers sont considérés comme un axe vital du commerce Angola-RDC et que leur formalisation est une priorité stratégique.
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En renforçant ces voies de circulation, a-t-il poursuivi, on favorisera non seulement la circulation légale des marchandises, mais aussi l'intégration régionale et la compétitivité des entreprises des deux pays.
Rui Miguêns de Oliveira a indiqué que les efforts récents ont abouti à la création du poste frontière à guichet unique de Luvo, ce qui dynamisera les opérations commerciales et marquera le début d'une nouvelle phase de formalisation des échanges dans cette localité.
Selon le ministre, la formalisation du commerce transfrontalier entre l'Angola et la République démocratique du Congo représente une opportunité stratégique pour transformer les flux commerciaux historiques, souvent informels, en processus plus organisés, sûrs et inclusifs.
Ce processus garantit que les bénéfices du commerce bilatéral soient largement et durablement répartis, et mesurables à long terme, contribuant ainsi à améliorer le classement des deux pays dans l'indice d'intégration régionale.
Selon le ministre,le secteur privé est le véritable moteur du commerce transfrontalier et que, sans sa présence et sa participation active, les politiques publiques ont peu de chances de se traduire par des flux de marchandises réels et des opportunités économiques concrètes.
Il devient fondamental pour vous de créer les conditions permettant à tous les opérateurs privés, des grandes entreprises aux petits commerçants informels, d'opérer de manière structurée, efficace et durable.