Luanda — L'ambassadrice de France en Angola, Sophie Aubert, a jugé mardi à Luanda opportune la tenue d'un échange d'expériences visant à renforcer la coopération en matière de sécurité maritime entre tous les pays du golfe de Guinée, y compris l'Angola.
S'exprimant devant la presse en marge de l'arrivée du patrouilleur hauturier « Enseigne de Vaisseau Jacoubet », navire qui a accosté lundi 13 au port de Luanda dans le cadre de son déploiement au sein de la mission « CORYMBE », la diplomate a souligné qu'il s'agissait d'une excellente opportunité pour prendre des initiatives de coopération sur le terrain.
« Nous coopérons avec nos partenaires pour développer la coopération entre les marines des pays de la région guinéenne, en particulier avec l'Angola, qui compte deux marins angolais à bord du navire français », a-t-elle assuré.
À son tour, le commandant du navire, Octave Le Pivert, a souligné que le bâtiment est équipé d'un radar permettant d'utiliser son système d'armes et de détecter les navires dans les zones de patrouille.
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« Il est également équipé d'un système radar pour rechercher et localiser les navires dans sa zone d'opération », a-t-il précisé.
Il a ajouté que des marins angolais seront embarqués afin de partager les activités, les entraînements et les enseignements tirés de l'expérience.
Le patrouilleur hauturier (PHM) Enseigne de vaisseau Jacoubet s'inscrit dans le cadre de la mission CORYMBE, visant à renforcer la coopération navale avec les marines du golfe de Guinée et, en particulier, avec la marine angolaise, en les soutenant face aux menaces et aux différents trafics (piraterie, pêche illégale, pêche non déclarée, trafic de stupéfiants et menaces environnementales).
Présente dans le golfe de Guinée depuis plus de 30 ans, la France soutient l'Architecture de Yaoundé et le renforcement des capacités des marines africaines.
Le voyage de l'Enseigne de vaisseau Jacoubet du PHM contribue à approfondir l'interopérabilité régionale dans le cadre de l'Architecture régionale de sécurité maritime (Processus de Yaoundé de 2013).
Il permet également de renforcer la coopération en matière de défense entre la France et l'Angola grâce à des exercices conjoints, au partage d'expériences et à des activités de coopération opérationnelle à bord (plongée, mécanique ou utilisation de moyens de détection navale).