Luanda — L'exécutif angolais renforce les mesures de lutte contre le vandalisme des biens publics et l'exploitation minière illégale, a annoncé ce jeudi le ministre d'État et chef de la Maison militaire du président de la République, Francisco Furtado.
Le responsable s'exprimait devant la presse à l'issue d'une réunion présidée par le président de la République, João Lourenço, avec les gouverneurs des 21 provinces du pays.
Selon Francisco Furtado, l'exécutif a demandé à l'Assemblée nationale d'Angola d'examiner en urgence un nouveau projet de loi sur le vandalisme.
Il a expliqué que la réunion avait permis d'analyser l'aggravation des actes de vandalisme contre les biens publics et privés, ainsi que l'expansion de l'exploitation illégale d'or et de diamants dans diverses régions de l'Angola.
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Le ministre d'État a indiqué que l'exécutif avait conclu la consultation publique relative à la révision de la législation sur le vandalisme, suite à l'invalidation de la loi précédente par la Cour constitutionnelle d'Angola. La nouvelle proposition a été approuvée par le Conseil des ministres et transmise au Parlement en urgence.
Parmi les mesures en cours, le dirigeant a souligné la fermeture de plus de 1 600 stations de pesage, considérées comme un facteur favorisant le vandalisme, notamment contre les infrastructures des secteurs de l'énergie et de l'eau.
Le ministre a plaidé pour une plus grande implication des administrations locales et des communautés, par le biais d'actions de sensibilisation et de signalement, ainsi que pour la mise en oeuvre effective de la loi relative aux conseils de surveillance communautaires.
Il a également évoqué les faiblesses du système judiciaire, notant que certains citoyens arrêtés pour vandalisme sont relâchés peu de temps après et récidivent, et plaidant pour une meilleure coordination avec les tribunaux.
Les données présentées indiquent que la province de Luanda concentre 54 % des cas de vandalisme enregistrés dans le pays, suivie d'Icolo e Bengo (4 %), tandis que les autres provinces représentent 40 %.
L'exploitation minière illégale inquiète l'Exécutif
Concernant l'exploitation minière illégale, le responsable s'est dit préoccupé par l'expansion de cette activité dans des provinces telles que Cabinda, Huambo, Huíla, Cunene, Bié, Lunda Norte et Lunda Sul, soulignant l'augmentation de l'extraction d'or dans plusieurs municipalités.
Francisco Furtado a mis en garde contre les conséquences de cette pratique, notamment la propagation de maladies comme le choléra et les accidents mortels dus à des glissements de terrain.
La réunion visait à mobiliser les gouvernements provinciaux pour une intervention plus active dans la prévention, le signalement et l'orientation des cas vers les autorités compétentes, dans le cadre du renforcement des politiques de protection des biens publics et des ressources nationales. AFL/ART/LUZ