Washington (De notre correspondant spécial) - Le renforcement des mesures visant à stimuler le développement du secteur industriel, la création d'emplois et la durabilité constitue le principal axe de la politique du gouvernement angolais pour accélérer la diversification de l'économie nationale.
Cet engagement a été réaffirmé ce vendredi à Washington (États-Unis) par le secrétaire d'État à la Planification, Luís Epalanga, à l'issue d'une réunion sur le thème « Situation en Afrique : politiques de soutien aux industries et de création d'emplois », organisée dans le cadre des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui se concluent samedi 18 avril.
Dans une déclaration à la presse angolaise, Luís Epalanga a souligné que le taux de chômage en Angola avait baissé de 32 % à 25 %, un indicateur qui, bien que préoccupant, témoigne d'une tendance à la baisse.
Concernant le secteur agricole, il a indiqué que l'activité était en hausse, tout en reconnaissant la nécessité de développer davantage la transformation des produits afin d'accroître leur valeur ajoutée.
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Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et l'évolution des conditions d'accès au financement, le responsable a assuré que l'Angola continue de mobiliser ses partenaires pour mettre en oeuvre des projets liés à l'assainissement de base, à l'augmentation de la production d'eau et à l'amélioration de la distribution d'électricité.
Luís Epalanga a cité en exemple l'adhésion de l'Angola à plusieurs initiatives de la Banque mondiale, notamment le « Pacte pour l'eau » et « Mission 300 », cette dernière visant à promouvoir environ 300 000 raccordements énergétiques à travers le continent africain.
Avec la Société financière internationale (SFI), le secrétaire d'État à la Planification a indiqué qu'ils mobilisent davantage de ressources pour stimuler l'activité industrielle privée.
Il a expliqué que certaines activités comportent davantage de risques, et que le pays sollicite donc également des ressources auprès de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) afin de garantir la mise en oeuvre des initiatives privées.
Dans cette perspective, le responsable angolais a indiqué que l'Angola a obtenu 750 millions de dollars d'aide pour son budget général de l'État (BGE) 2026, et que d'autres mobilisations de ressources sont en cours dans le cadre d'un partenariat mondial avec la Banque mondiale pour financer la construction de nouvelles écoles et la formation des enseignants.
Les réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ont débuté lundi 13, sous le thème « Créer la prospérité par les politiques publiques ».
Cet événement rassemble des responsables de banques centrales, des ministres des Finances et du Développement, des parlementaires, des dirigeants du secteur privé, des représentants de la société civile et des universitaires.