Lubango — Le parc industriel de Huíla a enregistré, au cours des cinq dernières années, des signes encourageants de croissance, avec 32 nouvelles unités en cours d'installation, qui viendront s'ajouter aux 520 déjà agréées par le Gouvernement.
Parmi ces industries licenciées, 455 sont en activité, tandis que 30 sont à l'arrêt, principalement en raison de difficultés financières et de problèmes d'approvisionnement en pièces de rechange.
Dans un entretien accordé à l'ANGOP à Lubango, le directeur du Bureau pour le Développement Économique Intégré, Domingos Kalumana, a indiqué que l'agro-industrie constitue le segment connaissant la plus forte expansion, suivie par l'industrie de transformation, ainsi que les secteurs de l'alimentation et des boissons.
Il a attribué cette croissance au fort potentiel agricole de la région, soutenu par l'augmentation de la production de céréales et de tubercules, qui alimentent notamment les usines et les minoteries.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Il a ajouté que l'instabilité du taux de change a renchéri les importations, favorisant ainsi l'émergence d'un nombre important de petites unités locales de transformation produisant des jus, des confiseries, des liqueurs, des produits laitiers, des charcuteries et des produits de boulangerie, offrant ainsi davantage d'options de consommation locale.
En revanche, les secteurs du textile et de l'habillement restent les moins dynamiques, en raison notamment de la concurrence déloyale et de l'afflux de vêtements d'occasion importés à bas coût en provenance d'Asie.
Selon Domingos Kalumana, la province ne compte que deux unités industrielles de ce type : l'une, à capitaux angolais, spécialisée dans la confection d'uniformes, et l'autre, de capitaux chinois, dédiée à la fabrication de linge de lit et de rideaux. Ce segment demeure l'un des moins pourvoyeurs d'emplois, reposant essentiellement sur de petites couturières informelles.
Parmi les principaux défis évoqués figurent la modernisation des machines à coudre industrielles, la diversification des sources d'approvisionnement en matières premières sur le marché local, ainsi que la réhabilitation de la chaîne de valeur du coton.
Toutefois, certains facteurs continuent de freiner la promotion de l'investissement industriel, notamment l'instabilité de l'approvisionnement en énergie. Bien que la situation se soit améliorée à Lubango, d'autres municipalités restent confrontées à des fluctuations électriques susceptibles d'endommager les moteurs et équipements sensibles.