Afrique Australe: L'Angola participe à la réunion du Conseil économique et social des Nations Unies

Luanda — L'Angola a participé vendredi dernier à New York, aux États-Unis, à la réunion spéciale du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) sur la coopération internationale en matière fiscale, ayant plaidé pour la concrétisation des engagements politiques, notamment dans le cadre du suivi de l'Engagement de Séville.

S'exprimant au nom de la ministre des Finances, Vera Daves de Sousa, le directeur exécutif de l'Administration générale des impôts, Altaïr Marta, a déclaré que la mobilisation effective des ressources internes constitue un pilier essentiel du développement durable, de la consolidation des institutions et de l'autonomie dans la définition des priorités nationales.

Une note de la mission permanente de l'Angola auprès des Nations Unies, transmise à l'ANGOP samedi, indique que le représentant de l'Angola a souligné que la phase actuelle de la coopération fiscale internationale doit être marquée par une mise en oeuvre effective, l'accent passant des déclarations à des actions concrètes et mesurables.

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Altaïr Marta a axé son discours sur cinq priorités fondamentales, notamment la nécessité de moderniser les règles internationales relatives aux rattachements fiscaux afin de refléter la réalité de l'économie numérique et de garantir une fiscalité équitable dans les juridictions nationales.

Il a également évoqué la transformation des travaux techniques internationaux en instruments pratiques et accessibles aux pays en développement.

Altaïr Marta a par ailleurs plaidé pour un renforcement des capacités selon une approche intégrée qui inclut non seulement la formation, mais aussi l'accès aux technologies, aux données et aux outils opérationnels.

Il a insisté sur la nécessité d'accorder une attention particulière à la fiscalité des industries extractives, afin de garantir une meilleure rétention de la valeur par les pays producteurs.

Il a souligné l'importance de promouvoir des systèmes fiscaux plus justes, adaptés aux réalités socio-économiques des pays en développement.

Il a affirmé que la coopération fiscale internationale devrait contribuer directement au financement des politiques publiques essentielles, notamment dans les domaines de l'éducation, de la santé et des infrastructures, ainsi qu'au renforcement de la confiance dans les institutions.

Dans ce contexte, le pays a réaffirmé son engagement en faveur d'une coopération fiscale internationale axée sur les résultats, fondée sur l'équité, l'inclusion et la prise en compte des besoins concrets des pays en développement.

À cet effet, le ministère a ajouté que les partenaires internationaux sont invités à renforcer leur soutien pratique, l'accès aux connaissances applicables et les marges de manoeuvre budgétaires nécessaires à la mise en oeuvre effective des réformes.

CS/SB

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