Congo-Kinshasa: Accueil au pays de la première vague de migrants expulsés des USA - Et l'éthique dans tout ça ?

Le Président de la RDC, Félix shisekedi et le Président des USA Donald Trump

Quelques semaines après sa signature, l'accord migratoire entre Washington et Kinshasa, est entré en vigueur. Mieux, il a déjà produit ses effets sur le terrain.

En effet, quinze migrants expulsés du pays de l'Oncle Sam, soit sept femmes et huit hommes, sont arrivés dans la capitale congolaise, Kinshasa, dans la nuit du 16 au 17 avril dernier. Cette première vague de migrants originaires du Pérou et de l'Equateur, en situation irrégulière, devrait en appeler d'autres.

Car, une prochaine est attendue pour bientôt sur le sol congolais ; l'opération prévoyant cinquante ou cent migrants par mois à destination de l'ex-Zaïre. C'est dire si la République démocratique du Congo (RDC) rejoint ainsi la short list des pays africains ayant signé des accords avec les Etats-Unis d'Amérique pour accueillir des migrants sur leur sol, à l'instar du Ghana, du Rwanda, du Cameroun et de l'Eswatini.

La question que l'on se pose est la suivante : et l'éthique dans tout ça ? On le sait, certains pays dont le nôtre, ont opposé une fin de non-recevoir à la requête du 47e président des Etats-Unis, de faire de ces pays, une sorte de poubelles. Certes, la RDC est un pays souverain mais accepter un tel deal, peut confiner à de l'indécence. Au demeurant, les réactions n'ont pas tardé. Bien qu'il ait affirmé qu'il ne déboursera aucun kopeck dans cette opération, le régime de Félix Tshisekedi s'est laissé prendre une volée de bois vert.

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En effet, bien des Congolais et pas des moindres, ont dénoncé avec véhémence, l'accord entre Kinshasa et Washington. Et on peut les comprendre. Tant qu'à faire, si la RDC a les moyens de s'occuper de migrants expulsés des USA, qu'elle prenne d'abord en charge ses propres réfugiés qui, ne sachant pas à quel saint se vouer, ont rejoint d'autres pays.

Derrière les raisons humanitaires invoquées par Kinshasa pour justifier l'accueil de ces migrants sur son sol, se cachent des intérêts inavoués

Et Dieu seul sait s'ils sont nombreux. Maintenant qu'elle a franchi le Rubicon, que fera la RDC de ces âmes en errance ? Quelle sera la destination finale de ces migrants que le président Donald Trump a chassés de son pays ? Les jours à venir nous situeront. En attendant, on peut dire qu'en acceptant d'accueillir ces migrants sur son sol, le gouvernement congolais contribue à renforcer la politique migratoire très controversée de l'iconoclaste président Donald Trump.

Et c'est plus que déplorable pour un pays qui se dit attaché au respect des droits humains. En fait, derrière les raisons humanitaires invoquées par Kinshasa pour justifier l'accueil de ces migrants sur son sol, se cachent des intérêts pécuniaires (malgré les dénégations de Kinshasa), mais pas que. Car, on le sait, Fashi n'a pas ouvert les frontières de son pays aux migrants expulsés des USA, pour leurs beaux yeux.

Il cherche à obtenir, en contrepartie, le soutien sécuritaire et certainement des retombées financières, de Washington. On le sait, depuis qu'ils ont repris du poil de la bête, les rebelles du M23 troublent le sommeil du locataire du Palais de marbre. Et le plus grand souhait de Tshisekedi, c'est de voir les USA anéantir ces rebelles. Parviendra-t-il à ses fins ? On attend de voir.

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