Alioune Tine salue l'initiative du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de parrainer le centenaire de l'ancien chef de l'État, Me Abdoulaye Wade. S'exprimant sur cet événement prévu le 29 mai prochain, le président fondateur du think tank Afrikajom Center a saisi l'occasion pour rendre un vibrant hommage à l'ex-président, qu'il présente comme un dirigeant à l'écoute, un bâtisseur audacieux et un acteur clé des médiations africaines.
Président fondateur du Think Tank Afrikajom Center, Alioune Tine a salué la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de parrainer les célébrations du centenaire de l'ancien président Me Abdoulaye Wade. S'exprimant sur cet événement prévu le 29 mai prochain, il a saisi l'occasion pour rendre un vibrant hommage à l'ex-chef de l'État et ancien opposant historique des présidents Senghor et Diouf, évoquant, selon ses termes, « la trajectoire de l'homme, au regard de ses réalisations, mais aussi des combats qu'il a menés avant son accession au pouvoir, durant son exercice et dans la perspective qu'il a incarnée ». « Quel que soit ce que l'on peut dire, Wade est un homme qui écoutait, qui savait reculer. Quand on lui parlait au bon moment, il savait faire preuve de recul. Wade était également un démocrate, respectueux aussi bien de l'opposition que de la société civile et des femmes. Il a mené de nombreuses réformes », a-t-il déclaré.
Selon lui, Abdoulaye Wade était un président visionnaire et un panafricaniste engagé, œuvrant pour la paix en Afrique. « Je l'ai vu travailler et réussir à réconcilier les Mauritaniens, ce qui était très complexe. Il a contribué à éviter une quasi-guerre civile à Madagascar. Beaucoup ont essayé, mais lorsqu'il s'est engagé, il a réussi à régler le problème. Il a également participé à la résolution de crises en Guinée-Bissau, notamment entre Koumba Yala et Malam Bacaï Sanhá », a-t-il soutenu. Alioune Tine a par ailleurs insisté sur ses qualités diplomatiques et intellectuelles. « Il travaillait véritablement main dans la main avec les acteurs concernés. Sur le plan diplomatique, il s'est illustré avec brio. C'était aussi un grand intellectuel », a-t-il ajouté.
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Sur le plan politique, il le décrit comme un modèle d'opposant en Afrique. « D'ailleurs, Gbagbo disait : "Moi, je suis le Wade de la Côte d'Ivoire". Des opposants burkinabè affirmaient également : "Moi, je suis le Wade du Burkina Faso". Pendant 26 ans, il a construit et affiné son intelligence politique », a-t-il rappelé, soulignant que, malgré les tentatives du régime d'alors de débaucher les responsables de son parti, Wade parvenait à mobiliser continuellement de nouveaux jeunes et à renforcer sa formation politique. Revenant sur leur collaboration, Alioune Tine a évoqué la « cinquième région » du continent africain, à savoir la diaspora. « C'est lui qui a porté cette idée lors de la conférence mondiale de Durban contre le racisme », a-t-il précisé.
Abordant le volet des infrastructures, Alioune Tine estime que Wade a impulsé une vision ambitieuse axée sur de grands projets. « Lorsqu'on le rencontrait au palais, il avait toujours des maquettes, des plans et des prospectus. C'était un bâtisseur », a-t-il témoigné tout en saluant dans la même dynamique, l'ouverture de l'ancien chef de l'État, notamment envers des Haïtiens qu'il a accueillis et qui sont devenus Sénégalais. Selon lui, cette décision de l'ancien chef de l'État marque une leçon importante en matière de solidarité africaine ». Enfin, il s'est félicité de certaines avancées obtenues dans le cadre du leadership africain. « Parmi les actions dont je peux m'enorgueillir, il y a le fait d'avoir contribué à la reconnaissance de l'esclavage et de la traite négrière comme crimes contre l'humanité. C'est un combat que nous avons mené, tout en participant à la transformation du Sénégal », a-t-il conclu.