Au Kenya, la colère monte alors que les prix à la pompe de l'essence et du diesel ont augmenté la semaine dernière. Une hausse qui reflète une augmentation des tarifs du carburant importé dans le pays, a expliqué l'autorité en charge du pétrole. Pour tenter de limiter la casse, le gouvernement a annoncé une baisse de la TVA sur le carburant, de 16 à 8% pour les trois prochains mois. Ce qui n'a pas empêché une hausse des prix et provoque la grogne des Kényans.
Parmi les plus touchés par la hausse des prix à la pompe : les chauffeurs de moto-taxis, nombreux dans la capitale. Entre deux courses, Samson ne cache pas son désespoir. « Ça nous affecte vraiment. Certains clients s'enfuient. Si on leur demande d'ajouter un supplément au tarif pour compenser, ils ne peuvent pas le payer. Je gagne moins d'argent, je ne peux plus faire autant de profit », explique le conducteur de boda-boda.
Les matatus, les bus privés de transport en commun, ont eux aussi annoncé une hausse de leurs tarifs. Charley, qui se déplace grâce à ce moyen de locomotion, l'a constaté. Lui qui gagne moins de trois dollars par jour en faisant des petits boulots sur des chantiers a noté une augmentation de 15 centimes de dollars pour un trajet unique. « Je dois subvenir aux besoins de ma famille, acheter de la farine, du lait et tout le reste. Donc ça nous affecte, les hommes ordinaires. Nous souffrons », déplore-t-il.
Le gouvernement a pourtant annoncé une baisse de moitié de la taxe sur la valeur ajoutée sur le carburant, afin de limiter la flambée des prix. Mais pour Dickson, chauffeur de taxi, ce n'est pas assez. « Le gouvernement doit en faire davantage, soit en réduisant un peu plus la TVA, soit les autres taxes sur le carburant, il y en a tellement... », gronde le chauffeur. Selon lui, il est impératif que le gouvernement écoute « les gens ordinaires et réduise le prix du carburant pour que le coût de la vie ne flambe pas ». « Les prix de certaines denrées alimentaires ont déjà augmenté », abonde-t-il.
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Des appels à manifester, mardi 21 avril, circulent en ligne pour dénoncer la hausse des prix à la pompe.