Sénégal: L'ANA forme ses techniciens pour booster l'aquaculture dans le Nord

19 Avril 2026

L'Agence nationale de l'aquaculture (Ana) a formé, pendant 3 jours, une vingtaine de ses techniciens installés dans le Nord du pays. Ainsi son directeur général a procédé, jeudi dernier, à la remise des diplômes aux récipiendaires. Une occasion pour lui, de faire le point sur l'aquaculture dans la zone.

Samba Ka, directeur général de l'Agence nationale de l'aquaculture (ANA), a présidé la cérémonie de remise d'attestations à une vingtaine de techniciens de l'agence issus des bureaux et antennes du nord du Sénégal. Après trois jours de formation intensive sur les techniques piscicoles, organisée grâce au partenaire Wishh ( Initiative Mondiale pour le Soja dans la Santé Humaine), ces agents ont reçu leur certificat de fin de stage qui a dure trois jours.

« Cela rentre dans le cadre de la formation continue des agents pour un meilleur service au niveau de leurs stations et bureaux », a expliqué Samba Ka. Il a, aussi, salué « un bon partage d'expérience et une bonne remise à niveau des connaissances ». Ainsi, théorie et pratique ont alterné tout au long du programme. Une fois de retour dans leurs antennes, les participants devront transmettre les bonnes pratiques, outils et techniques acquises, afin d'améliorer l'encadrement des aquaculteurs locaux.

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La zone nord, avec le fleuve Sénégal en façade, présente un potentiel aquacole exceptionnel. « Qui parle d'aquaculture parle d'eau. Ce qui en fait une région par excellence, naturellement. Une région d'aquaculture ! », a souligné le directeur général. De fait, face à la raréfaction des poissons dans le fleuve, l'aquaculture s'impose comme une alternative solide pour la sécurité alimentaire et la création d'emplois.

Elle s'intègre parfaitement à l'agriculture car l'eau des bassins peut servir à l'irrigation sans recours aux engrais chimiques, créant un cadre idéal. Samba Ka a profité de sa présence dans la région pour inaugurer le nouveau bureau administratif de Matam, acquis pour offrir de meilleures conditions de travail aux équipes.

Selon le directeur général de l'Ana, cette année, l'État a injecté plus de 231 millions de francs Cfa pour le projet de cages flottantes dont bénéficiera Matam. La ferme du GIE des femmes de Bokhol va également être réhabilitée avec la mise en place d'une écloserie. L'autre avancée majeure, selon M. Ka, c'est que la semaine dernière, un projet de 1,2 milliard FCFA intitulé « Jeunes et écloseries » a été notifié.

Financé à 85 % par la coopération allemande via la banque KFW, il prévoit la création de 14 écloseries, une par région. Parallèlement, un partenaire privé a repris l'usine de production d'aliments à Bokhol. D'ailleurs son inauguration est prévue dans deux semaines selon M. Ka. L'objectif étant de produire localement un aliment industriel et faire baisser significativement le prix qui constitue un des principaux goulots d'étranglement du secteur.

Enfin, une ligne de crédit inédite, fruit d'un partenariat entre l'ANA, la Banque nationale pour le développement (BND) et le FONJIP, est désormais accessible à tous les acteurs de la filière (production d'alevins, grossissement, transformation, commercialisation, fabrication d'aliments). L'Ana accompagne aussi, les porteurs de projets dans la rédaction de business plans. Selon M. Ka, les premiers dossiers seront sélectionnés le 21 avril.

Avec ces initiatives cumulées, l'Ana entend ancrer durablement l'aquaculture dans le nord du Sénégal, transformant un atout naturel en véritable levier de développement économique tout en visant la sécurité alimentaire.

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