Afrique: Clôture du MASA 2026 - Tiken Jah Fakoly réitère son appel à l'unité africaine

Le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly a réitéré, samedi soir à Abidjan, son appel à l'unité du continent africain, lors du concert de clôture de la 14e édition du Marché des arts du spectacle africain d'Abidjan (11-18 avril), déclarant qu"'unis, nous sommes plus forts".

Pour son grand retour sur la scène ivoirienne, l'artiste a proposé une ouverture originale, marquée par la présence de plus d'une cinquantaine de jeunes musiciens de l'orchestre philharmonique d'Odiénné, sa ville natale. Cette introduction acoustique, portée par des instruments à cordes et traditionnels, violons, flûtes, saxophones, balafons et djembés, a donné le ton d'une prestation mêlant modernité et enracinement culturel.

Des titres emblématiques de son répertoire, dont "Tata", ont été repris en choeur par un public conquis et nostalgique. "Merci Abidjan, merci la Côte d'Ivoire (...). Nous sommes heureux d'être là ce soir et de jouer avec l'orchestre philharmonique d'Odiénné. C'est une première pour moi ici, c'est incroyable", a-t-il lancé à l'entame de son spectacle.

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Fidèle à son engagement artistique, Tiken Jah Fakoly a revisité ses classiques, insistant sur les thématiques d'unité et de justice sociale. Il a est revenu sur la réalité persistante de son titre "Ils ont partagé le monde" (2004), dénonçant les déséquilibres globaux causés.

"Nous sommes en 2026 et ce morceau reste d'actualité. Cela signifie que le monde n'a pas changé", a-t-il regretté, appelant les Africains à dépasser leurs divisions. "Aujourd'hui, au lieu de nous rassembler, nous sommes divisés, notamment en Afrique de l'Ouest", a-t-il ajouté, invitant le public à reprendre avec lui le refrain du titre.

Remerciant les autorités ivoiriennes, l'artiste a magnifié cette édition du Marché des arts du spectacle africain d'Abidjan qu'il juge "parmi les plus réussies" depuis sa création en 1993.

Après une courte pause pour le retrait de l'orchestre, le chanteur est revenu sur scène pour un second acte entièrement dédié à la musique reggae. "Restez sur place, le concert reprend dans quelques minutes pour un long voyage reggae non-stop", a-t-il lancé au public.

Dans une ambiance survoltée, il a enchaîné plusieurs de ses titres phares, dont "Ouvrez les frontières", plaidoyer pour la libre circulation des Africains, "Sundjata", en hommage au fondateur de l'empire mandingue, et "Djourou", une dénonciation des inégalités sociales et du poids de la dette.

À travers un répertoire majoritairement interprété en langue dioula, Tiken Jah Fakoly a délivré un message d'éveil et de responsabilité collective, appelant encore les Africains à bâtir et valoriser leur continent, tout en revendiquant une ouverture équitable sur le monde.

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