Afrique: 5ème édition de la Conférence spatiale africaine pour avancer vers plus d'autonomie

Satellite (Illustration).

Ouverture à Libreville au Gabon de la 5ème édition de la Conférence spatiale africaine (NewSpace Africa Conference). Cette rencontre qui réunit plus de 200 sociétés opérant dans la fabrication, le lancement et la commercialisation des satellites est organisée par Space in Africa en collaboration avec l'Agence spatiale africaine (AfSA) et l'Agence gabonaise d'études et d'observations spatiales (AGEOS). Cette conférence qui va durer jusqu'au 22 avril est la toute première du genre organisée en Afrique centrale.

Ils sont venus de 65 pays au Gabon. Objectif, échanger sur les dernières innovations dans le secteur spatial et nouer des partenariats. À l'ouverture de la rencontre, tous les participants ont reconnu le retard considérable de l'Afrique dans ce domaine. C'est ce que souligne Sémou Diouf le directeur du Bureau du programme conjoint SatNav Africa, une entité panafricaine soutenue par l'Union européenne. « L'Afrique est en retard, mais on travaille d'arrache-pied pour justement rattraper ce retard. L'intérêt, c'est d'avoir tous les pays qui adhèrent au développement de ce système ».

L'unique secteur pour lequel l'Afrique est un grand consommateur de données satellitaires est le secteur aérien grâce à l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar dirigée, depuis Dakar au Sénégal, par Prosper Zo'o Minto'o. Il s'en explique. « Le satellite nous permet d'avoir une couverture suffisante pour assurer les communications et le transfert des données pour rendre notre mission de service de la sécurité de la navigation aérienne ».

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Selon l'agence spatiale africaine basée en Égypte, l'économie spatiale africaine s'élèvera à 22 milliards de dollars en 2026. Ce chiffre atteindra 35 milliards de dollars en 2030. Pour en profiter pleinement, l'Afrique doit lancer ses propres satellites. Aujourd'hui, une dizaine de pays seulement en disposent. La rencontre de Libreville vise à combler ce déficit, selon les organisateurs.

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