Un atelier de formation visant à renforcer la capacité régionale de mise en oeuvre et de gouvernance des Aires marines protégées (AMP) pour la gestion durable des pêches, la conservation de la biodiversité aquatique et la protection de l'environnement, s'est ouvert hier, lundi 20 avril 2026 à Dakar. Organisée par le Bureau interafricain des ressources animales de l'Union africaine (UA-IBAR), cette rencontre de trois jours a pour objectif de mettre en avant les enjeux et les défis de la gestion des Aires marines protégées en Afrique de l'Ouest.
Malgré les efforts consentis pour la mise en place des Aires marines protégées (AMP), les Etats de l'Afrique de l'Ouest font face à des difficultés liées à la gouvernance de ces AMP. Parmi ces contraintes, il y a l'inclusivité des populations locales qui sont les bénéficiaires de ces AMP et la question de la planification qui est liée à un manque d'autonomie financière. "Qui parle de gestion, parle de moyens.
Donc, il faut mobiliser des fonds pour assurer cette gestion. Aujourd'hui, nous sommes tous unanimes que parmi les Aires marines protégées créées, peu sont fonctionnelles et assurent leurs rôles en tant que sanctuaires de préservation des ressources halieutiques, de conservation de la biodiversité et de la préservation des zones côtières comme les mangroves.
Ce sont des zones où beaucoup d'espèces viennent se reproduire et grandissent une fois qu'ils ont mis au monde des alvins", a fait savoir Aboubacar Sidibé, chargé de l'Economie bleue de la FAO pour le Bureau sous régional de l'Afrique de l'Ouest. Il prenait part hier, lundi 20 avril 2026, a l'atelier de formation visant à renforcer la capacité régionale de mise en œuvre et de gouvernance des APM pour la gestion durable des pêches, la conservation de la biodiversité aquatique et la protection de l'environnement.
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De son coté, Colonel Momar Sow, Directeur des Aires marines communautaires protégées (AMCP) du Sénégal, représentant le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, trouve que les zones protégées marines ne sont plus une option, mais une nécessité absolue. "Elles sont les sanctuaires où la vie se régénère pour nourrir, demain, nos zones de pêche. L'enjeu de cet atelier dépasse la simple technique, il s'agit de gouvernance. Créer une zone protégée est un premier pas, la gérer de manière inclusive, efficace et durable en est un autre bien plus complexe", souligne-t-il. Il informe que le Sénégal a déjà entamé cette marche depuis fort longtemps, avec la création d'un réseau de plusieurs Aires marines protégées impliquant les communautés locales.