Sénégal: Microfinance islamique - Le FDMI jette les bases de son plan stratégique de développement

22 Avril 2026

La cérémonie officielle de lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) s'est tenue, ce mardi 21 avril, à Dakar. La rencontre s'inscrit dans la volonté du ministère de la Microfinance et de l'Économie sociale et solidaire de positionner le Fonds dans le paysage financier aussi bien national qu'international.

Le Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) pose les bases de sa montée en échelle sur la période 2026-2030, conformément à son plan stratégique de développement (PSD). De l'avis d'Abdou Diaw, administrateur général du FDMI, la création de son institution marque une étape décisive dans l'évolution de la microfinance islamique au Sénégal.

Il s'est réjoui du fait que le Fonds est désormais doté d'une personnalité juridique et d'une autonomie de gestion, qui lui confèrent une plus grande flexibilité, une meilleure capacité d'action et une efficacité renforcée. Il constitue également un cadre privilégié pour encourager l'innovation en finance islamique, en étroite collaboration avec les institutions financières islamiques, afin de développer des produits adaptés aux besoins des populations, notamment les plus vulnérables.

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Concrètement, il mobilise, structure et oriente des ressources financières conformes à la finance islamique vers les institutions de microfinance partenaires, qui assurent la distribution des financements et le suivi des bénéficiaires finaux, notamment les PME, les micro-entrepreneurs et les acteurs de l'économie sociale et solidaire.

De l'avis du ministre de la Microfinance et de l'Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, cet événement est la traduction concrète d'une vision politique audacieuse, celle d'un Sénégal qui se réinvente, qui puise dans ses valeurs éthiques pour placer l'humain au coeur de son modèle de développement. Cet événement est la traduction concrète d'une vision politique audacieuse, celle d'un Sénégal qui se réinvente, qui puise dans ses valeurs éthiques pour placer l'humain au coeur de son modèle de développement.

« L'objectif macroéconomique clair est d'atteindre un taux de croissance de 6 à 7 % du PIB d'ici 2050 et de tripler le revenu par habitant. » Mais cette croissance n'aura de sens que si elle est partagée. C'est là que mon département, à travers l'Économie sociale et solidaire (ESS) et la microfinance en général, mais en particulier la microfinance islamique, compte jouer un rôle de catalyseur. Héritier du PROMISE, le FDMI a été repensé, restructuré et doté d'une gouvernance rigoureuse, pour garantir la transparence et l'efficacité de ses interventions », a rassuré Dr Alioune Dione.

Poursuivant, le ministre a souligné que la finance islamique est un système construit autour d'une conjugaison entre l'économie, l'éthique et le droit musulman des affaires. Elle proscrit la spéculation et l'usure pour privilégier le partage des risques et l'adossement à l'économie réelle.

Selon lui, une bonne partie des populations rurales, périurbaines et urbaines s'auto-exclut du système bancaire classique du fait de la présence de paiement d'intérêts dans ses techniques de financement.

« Cette synergie interministérielle est la garantie que chaque franc investi servira à créer de la valeur ajoutée locale, à industrialiser nos chaînes de valeur agricoles et à freiner l'exode rural et l'émigration irrégulière. Je lance ici un appel solennel aux institutions de microfinance de saisir l'opportunité qu'offre le cadre juridique de la microfinance islamique pour diversifier leurs offres et répondre à une demande populaire forte et légitime », a ajouté Alioune Dione.

« La flamme d'espoir est allumée. Le lancement du FDMI aujourd'hui est le carburant qui viendra nourrir cette flamme. Ensemble, par la solidarité, par l'éthique dans les affaires et par le travail acharné, nous allons transformer notre économie », a ajouté le ministre.

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